(La précocité intellectuelle.. entre souffrance et surdouance)

La précocité intellectuelle, entre souffrance et surdouance
La précocité intellectuelle, entre souffrance et surdouance

La pause fut de courte durée.. C’est que le livre est passionnant et agréable à lire. Tant pis pour « L’âge des Miracles » (Karen Thompson Walker) , le ralentissement de la Terre attendra (quoique pour le coup, la Fille apprécierait une journée ou deux à 40h…;). Alors, pour ceux qui n’ont pas vu le site de l’éditeur c’est là . Et n’hésitez pas, vous ne vous tromperez pas.. (et la Fille rappelle qu’elle ne connait pas l’auteur et ne touche aucune royalties sur les ventes 🙂 )

« Quand ( … ) on dit (aux parents) de ne pas faire sauter une classe ( … ) car on va lui voler une année d’enfance, c’est comme aller à contre-courant d’un problème qui existe déjà. » (p. 74). Euh.. la Fille est d’accord sur le fond, MAIS, est-ce que l’auteur a pris en compte que la Zébrette quitterait le cocon familial plus tôt également et que naaaaaannnn ça n’est pas possible, pas le bébé à sa mamaaaaannnn !!!! Bon rassurez-vous, la Fille s’est retenue, a pris sur elle, et a accepté les deux sauts proposés par l’école (pas la même année hein!!!). Mais quand la Zébrette a demandé si elle sauterait encore une classe, la Fille a répondu « J’espère bien que non!!!!« .La Zébrette n’étant pas du style à se contenter d’une telle réponse, a continué : « Mais pourquooooii?« . La Fille a commencé par le factuel, trop de décalages avec les autres, un peu l’obligation de trouver une école spécialisée inexistante dans le coin, et devant la moue pas convaincue de la Zébrette a lâché ce qu’elle avait un peu sur le coeur quand même : « Et puis j’ai pas envie que tu partes trop tôt de la maison.. j’veux te garder encore un peu..« . Rien à dire devant un tel argument n’est-ce pas!!! « Maman, ça me touche ce que tu me dis là… j’suis bien contente que tu me l’aies dit« . Et toc! Cloué le bec à cette questionneuse sans répit.

La Fille doit reconnaître qu’avec les exemples qu’elle vous laissera le plaisir de découvrir dans le livre, l’auteur tape toujours dans le mille. Et de les voir écrit par une professionnelle, ça remue la Fille, qui se dit « toi qui doute encore parfois, qui pense ta fille dans la normalité, parce que tu n’as pas d’autres références, regarde, on parle d’elle mot à mot dans cet exemple, qui est mis là pour souligner à quel point les EIP sont différents….Allez, accepte, avale, digère….« 

La Fille recommande la lecture du livre ah bon, ça c’est déjà dit ? du chapitre sur les raisons de l’échec scolaire, avec une explication du pourquoi du comment des tests (Wisc IV en particulier). Et rassure un certains nombre de parents (sans vouloir inquiéter les autres), parents qui devraient déjà l’avoir expérimenté, avoir un QI homogène (élevé ou pas) est un bon pronostic pour éviter les problèmes scolaires.

« Seuls un tiers des EIP a un développement harmonieux aux tests de QI et ne présente pas ou peu de problèmes en classe.  Et seulement la moitié est vraiment dans la réussite scolaire. Que se passe-t-il pour les deux tiers restants ? « (p 83) Un petit rappel des chiffres important, essentiel, fondamental. Qui implique que non, la précocité n’est pas gage de réussite, et que l’échec n’est pas synonyme de non-précocité… Voilà également comment regarder avec plus d’indulgence (si si) les enseignants, et les enfants. Il faut se souvenir que peu d’enseignants sont formés au EIP et donc peu connaissent ces chiffres. Comment pourraient-ils deviner? Nous-même, parents, combien de temps parfois, pour se rendre à l’évidence, avec la chair de notre chair, l’enfant chéri auquel nous accordons toute notre attention….

Pour ses lecteurs, lectrices et copines qui ne voient pas l’intérêt des tests et dépistages tant qu’il n’y a pas de problèmes….

« On pense très facilement en notion de « terrain à risque » ( … ) lorsqu’il y a des retards scolaires parce que le problème se pose dans l’immédiateté ( … ) on a du mal à penser en termes de risque alors même qu’aucun problème ne se pose dans l’immédiat et qu’il faut penser « prévention » (p 84) La Fille « sait » cela à présent… et si elle avait su cela avant, elle aurait évité les quelques mois de trop pour la Zébrette. La Fille a de la chance, un trimestre, c’est peu au regard de ce que vivent certains, mais il aurait pu être évité. Et rien ne dit de quoi demain sera fait.. mais au moins, comme bien des parents, maintenant que la Fille « sait », elle réagira (l’espère-t-elle) au plus près de l’événement!
« Il y a 40% d’échec scolaire au collège pour les jeunes EIP. Ce chiffre est énorme, alarmant, catastrophique. Il dépasse de beaucoup la moyenne nationale des enfants en échec scolaire » (p 85). Bouhhhh, la Fille se lamente devant ce constat pathétique… et vous laisse découvrir le reste dans le texte…

Bon la Fille va se plaindre à l’auteur.. Parler des passages intéressants de son livre, c’est recopier le livre!!! Non mais oh!!! La lecture des passages sur les accélérations du cursus, sur la question « dois-je pousser mon enfant », sur le pourquoi de la nécessité d’un re-test vers 6-7 ans quand l’enfant a été testé jeune… pas une ligne à enlever.. alors la Fille n’en mettra aucune 🙁 . Pourtant, les lecteurs y trouveront de judicieux conseils quand la précocité s’accompagne de troubles dys, et les risques de la non-détection de la précocité.

« La différence entre précoce et hyperactif (ndlr: ceci est un extrait, il faut lire le contexte!) c’est que les enfants EIP qui dessinent en écoutant le cours, non seulement ne sont pas perturbés par cela mais écoutent mieux si on les laisse dessiner. C’est pourquoi mettre sous Ritaline ou Concerta un EIP (qui n’a pas de troubles de l’attention) me parait extrêmement dangereux » (p 99). La Fille n’a pas d’avis tranché sur la Ritaline, sauf qu’elle a appris à connaitre des familles dont les enfants sont TDA(H) et dont la vie de famille et celle de l’enfant sont grandement soulagées depuis la prise du médicament. Rien que pour ça… ça vaut le coup non? Maintenant, la Fille trouve aussi qu’on a tôt fait d’évoquer le TDA(H) à tout bout de champ dès qu’un gamin s’agite en classe 🙁 C’est un peu simple comme explication… Et depuis que la Fille « sait » comment fonctionne un EIP, elle ne s’insurge plus quand la poésie est révisée les pieds au mur ou en courant un 100m autour de la table de la cuisine, ne s’énerve plus quand la Zébrette assure « mais je te promets maman, je t’écoute » alors qu’elle ne la regarde même pas occupée avec un Bakugan.

En parlant de test.. connaissez-vous celui de la lampe d’Aladin (p 107) ? La Fille s’en va le proposer à la Zébrette, pour le plaisir d’en lire les résultats 🙂

La Fille aborde le chapitre « Education Nationale et Précocité Intellectuelle« .. Bon, ça fait un peu long d’écrire tout ça, vous le découvriez bien vous-même dans le livre!

Meuh nonnnnn, la Fille plaisante…. faut juste lire le prochain billet 🙂 Vous z’avez eu peur ? Non ? Flûte.. mais ça intéresse au moins une personne, juste une cet article ? allo, Maman ??? ah non, la Maman de la Fille ne connait pas ce blog. Re-Flûte! Bon, suivez le lien

1 thought on “Précocité intellectuelle (3/5)

  1. Si, si, je lis ce blog 🙂
    tout ce qui touche à l’Éducation Nationale (et à la pédagogie) m’intéresse (of course…;)
    Bises

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