L’EIP, un atout pour l’école ?

(L’élève intellectuellement précoce, un atout pour l’école)

C’est grâce aux Tribulations D’un Petit Zèbre , que je vous présente le récent colloque qui a eu lieu dans l’académie de Montpellier.

Avec les interventions d’Olivier Revol et de René Pry.

La Fille habite à quelques kilomètres de cette académie… et en ce premier soir de vacances scolaires.. un peu de rêve est permis.

L’académie de Montpellier est très en avance sur la compréhension et les outils mis à disposition dans le domaine des EIP.

Le site de l’académie vous permet d’écouter les deux (longues) parties de ce colloque….

Alors pour ceux qui ne peuvent pas passer 3 ou 4 heures devant leur PC (ah bon.. vous en faites partie.. quelle surprise !!!), la Fille vous a numérisé tout cela…. Elle espère que ça a marché… vous lui direz 🙂


A télécharger

Partie 1 (165 minutes… si si )

Partie 2 (99 minutes.. bagatelle) 


A écouter

Partie 1 (165 minutes… si si )

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Partie 2 (99 minutes.. bagatelle)

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La Fille va vous livrer, le moins en vrac possible, ses impressions à l’écoute assidue des deux conférences. Vous pardonnerez les citations qui ne sont pas textuelles (même à l’époque de la Fille, quand les cours de sténo existaient, la Fille n”en a pas pris… alors de la sténo sur un clavier de PC, la Fille n’y arrive vraiment pas!!) mais promis, l’esprit des intervenants est respecté (euh.. la Fille l’espère!!!!).

En tout premier, la Fille a aimé l’intervention de Madame Lair, chef du bureau de la personnalisation des parcours scolaires (au passage elle était joignable l’an dernier au 01 55 55 10 80, le numéro n’a sûrement pas changé). Elle a moins aimé le fait que les circulaires de 2007 avait pour but de détecter les EIP en difficulté, et pas les autres… La circulaire de 2009 recadrait le tir.

Ce qui a frappé la Fille, ce sont les chiffres annoncés. Dans la population, les EIP représentent (par construction) 2 à 2,5% des élèves. Après une enquête auprès de 28 académies, il apparaît que l’Education Nationale connait en moyenne entre 0,15 et 0,32% d’EIP. Cela souligne à quel point, ces enfants sont méconnus… Et la Fille se dit aussi que peu de professionnels doivent avoir envie de s’intéresser à 0,2% de leurs élèves… 🙁

 

Pour continuer dans les chiffres, Madame Lair annonce 120 écoles avec des dispositifs dédiés aux EIP… dont seulement 29 dans le public! Et une grande méconnaissance ou évaluation de ces dispositifs. Mais ils doivent être “réservés”  aux enfants en grande difficulté scolaire.

L’intervention de Madame Manifacier pose les débats: est-ce que les EIP existent vraiment ou est-ce un mythe, un effet de mode ? Est-ce qu’il faut vraiment s’en occuper ? Sont-ils vraiment différents et ont-ils besoin d’aide ?

L’intervention d’Olivier REVOL (qui se dit “pas à haut potentiel mais dyspraxique, avec un déficit d’attention et myope”.. voilà qui doit rassurer nombre de parents d’enfant dyspraxiques ou avec un TDA!) est égale à elle-même. La Fille a entendu de nombreuses fois cette conférence, mais elle pense à ceux qui la reçoive pour la première fois. Quelle plaisir ils doivent y prendre ! D’ailleurs, elle-même ne boude pas ce plaisir là.

Il y a 20 ans, les enfants qu’il recevait portaient la question “a-t-il la maturité affective pour accélérer?“. Aujourd’hui, les situations sont plus douloureuses et difficiles. Sur 22 lits de son service, il y a toujours 12 ou 14 EIP!!!

Pour ceux qui doutent… les filles passent plus inaperçues, intériorisent toutes leurs difficultés. Et il les reçoit en général quand elles sont en seconde.. au bord de l’explosion. La Fille aimerait tellement que ce message passe. Attention, parents de gentille zébrette caméléon, qui n’aiment pas montrer leurs rayures…. Ne vous laissez pas prendre à la facilité qu’elle vous offre. Ne vous laissez pas berner par leur enfance simple et sans histoire. Non, que cela ne puisse pas exister. Mais parce que, si souvent, les zébrETTES, sont les championnes de la dissimulation. Mais dissimuler ne veut pas dire annihiler. Et il faut si possible “prévenir”.. et dans tous les cas, se préparer au cas où le jour de l’explosion n’arrive…

Les profs sous-estiment la difficulté, la pression, l’angoisse de ce que représente le geste d’écriture (surtout pour les garçons). Les profs et parfois les parents… Mais peut-on leur jeter la pierre ? Certes, c’est leur job!!! Mais cette angoisse est si immense.. comment se la figurer quand on n’y est pas confrontée. La Fille pense à ce petit garçon de 7 ans en CM1, qui l’an dernier a refusé d’écrire.. toute l’année. Heureusement, cette année, cela se passe beaucoup mieux. Mais que de souffrances pour en arriver à ces extrémités. 

Le même contenu d’enseignement mais dit différemment permet à l’EIP de prendre plaisir aux apprentissages. Ah la la. Ce grand débat.. Pourtant c’est un message essentiel. Il ne faut pas grand chose pour qu’un EIP ne se sente bien en classe, ne se sente bien dans les apprentissages proposés. Il n’est pas besoin de gros aménagements, de dispositifs coûteux. Une (in)formation des enseignants.. et ces adaptations ne sont pas opposées aux intérêts des autres enfants, peuvent même aider les autres enfants de la classe.

L’accélération scolaire ce n’est pas que pour faire plaisir aux parents, c’est une nécessité neurologique… Le Professeur Revol précise que c’est principalement dans les petites classes, quand tout se met en place, que c’est important. Sinon, cela peut compromettre l’évolution future de l’enfant. La Fille comprend bien l’évidence de cela… pourquoi cette évidence ne saute-t-elle pas aux yeux de tous??? La Fille aura quelques éléments de réponses un peu plus tard dans la conférence…

On fabrique son estime de soi en réussissant des choses difficiles OUIIIIIIIIIIIIIIII. A nos amis les enseignants… donnez des défis à nos enfants… Ils vont galérer? Et alors, ils se relèveront et ils réussiront, ils sortiront grandis. Ils ne sont pas les premiers de la classe? Et alors? C’est un peu le but rechercher. Il faut leur donner des challenges, pour qu’ils se dépassent, se motivent. La Fille pense encore à cette anecdote d’une EIP pas bien bonnes en maths (surtout aux évaluations, elle était en fin de collège ou au lycée). Un jour, une évaluation avec un des exercices particulièrement difficile. Personne ne l’a réussi .. sauf elle!!! Alors que dans le même temps, elle avait foiré tous les autres exercices faciles de l’évaluation…

Dans la présentation d’Olivier Revol,  l’extrait de l’émission de Mireille Dumas… l’interview d’un gamin 5 ans en ce2, puis saut de 4 classes. Quel gamin impressionnant. Et la Fille fait un clin d’oeil à une cybercopine dont le grand de 8 ans 1/2 est entré au collège. Ce qui interpelle, outre la maturité, le sens de l’analyse exceptionnelle, c’est le fond des propos… Si quelqu’un a l’émission complète, la Fille est preneuse…

L’enfant à haut potentiel est très prof-dépendant! Et oui. Pour bien des parents, des enfants, c’est une réalité. Pour tous les enfants c’est le cas, préciseront les sceptiques. Oui mais. Avec les HP c’est toujours “plus”. Ils peuvent donner le meilleur d’eux-même et respirer le bonheur une année, et sombrer dans la dépression l’année suivante. La Fille a déjà raconté l’histoire de la Zébrette, qui a passé une scolarité heureuse jusqu’à son arrivée en CE1. Et qui a changé d’école en urgence aux vacances de Noël, et qui une semaine après a déclaré “Avant, je ne comprenais pas qu’on puisse aimer l’école, maintenant je sais…” La maîtresse de cette année a été remplacée 2 jours ou 3. Pas la peine de demander les dates. Il suffit de regarder les cahiers de la Zébrette. Visiblement, cela ne passait pas avec le remplaçant. Les cahiers, habituellement bien tenus, étaient plein de surcharges et de ratures, de corrections… même quand l’exercice était juste !! (à la grande surprise du remplaçant ceci dit).

La déscolarisation est la plus mauvaise des solutions. Ah… La Fille aurait bien aimé qu’Olivier Revol développe l’idée. Non pas pour elle personnellement, mais parce que le sujet l’intéresse au plus haut point. Entre Marcel Rufo qui prône la désco temporaire comme seule solution et Olivier Revol qui trouve que c’est la dernière solution à envisager, il y a un grand écart. La Fille, avant de s’intéresser aux rayures et ce qui gravite autour, était résolument contre l’IEF et la déscolarisation. Pour des raisons pas toujours judicieuses (ben quoi, y’a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, je l’ai toujours pensé). Aujourd’hui, elle a bien vu que dans certains cas, c’était la seule solution possible, que c’était parfois une question de survie psychologique.. ou plus encore. La Fille a eu des amies qui ont été “obligées” d’y recourir, parfois dans l’urgence, parfois à l’encontre de leur vie familiale, professionnelle, financière…La Fille dit : Respect. Et la Fille a aussi des copines qui ont délibérément choisi la déscolarisation, parce que l’éducation nationale ne convenait pas pour nourrir les enfants, pour faire en sorte que l’enfant ne soit pas un souffre douleur, pas exclu, pas ceci ou pas cela… Parce que l’on fait toujours mieux que les autres aussi. Parce que nos enfants sont la prunelle de nos yeux et qu’il est difficile de se dire qu’ils ne reçoivent pas le meilleur. Mais est-ce vraiment le meilleur qu’on leur donne ? D’un point de vue instruction, ouverture d’esprit, culture générale.. sûrement.  ce qui n’est pas bien difficile par rapport à l’Education Nationale.  Mais… même si elle ne doute pas que ces enfants ne soient pas parqués hors du monde, même si elle imagine les parents soucieux de les sociabiliser, même si elle envie secrètementl’emploi du temps de deux jeunes EIP de l’autre côté de la planète, qui travaillent deux heures par jour et ont des tas d’activités passionnantes le reste du temps, la Fille est encore dans l’interrogation. Comment se passera le retour au monde réel? Est-ce que ces enfants ont pour vocation de ne jamais retourner dans le système de l’Education Nationale ? Mais alors, ensuite, vivront-ils dans un monde spécial HP ? Si le monde a tant de difficulté à les comprendre, les accepter entant qu’enfant, le sera-t-il plus en tant qu’adulte encore plus à part (ne doutons pas que l’IEF vous rendre encore plus à part, sans que cela ne soit un jugement de valeur, juste un constat)? , Si ils y retournent (dans le système scolaire) , comment cela se passera-t-il (elle songe à cet enfant qui suit des cours privés d’un tel niveau, qu’il ne fera qu’accentuer le décalage déjà énorme, si un jour il revient dans le système) ? La Fille n’en est pas au niveau d’Olivier Revol (qui a des convictions mais pas des certitudes). Elle n’a sur le sujet, ni les unes, ni les autres… Et elle se garde de juger.. qui sait si un jour elle n’y aura pas recours ? Mais elle est bien heureuse que l’école du quartier suffise à la Zébrette. Cela veut dire quoi ? La Fille est certaine que la Zébrette en apprendrait plus (sur le plan cognitif) en tête à tête avec elle.. Elle s’en est rendue compte toutes ces années où elle s’est substituée à l’école pour compléter la nourriture intellectuelle de la Zébrette. Mais, en grandissant, elle préfère ne pas mélanger les genres “maman” et “maîtresse”. Et si, effectivement, elle cherche à contrer, chaque jour un peu plus, l’effet pygmalion négatif, elle se dit que l’école apporte bien plus que du cognitif à la Zébrette. Vivre avec ses pairs. Apprendre la confiance, la déception, l’amitié, les conflits, les réconciliations, la frustration, la joie, l’intérêt, l’ennui, la curiosité, d’elle, des autres, la méchanceté aussi. La Fille se pense perverse de souhaiter infliger cela à sa Zébrette. Mais si elle ne l’apprend pas aujourd’hui avec ses pairs, avec des enfants, de son âge ou à peu près… elle l’apprendra, puissance plus, plus grande. L’argument “elle sera plus armée” l’interpelle. La Fille l’espère, de tout coeur, pour ceux qui ont fait ce choix. La Fille n’en sait rien. La Fille mesure la chance qu’aujourd’hui (il faut vivre au jour le jour parfois), elle n’ait pas ces choix de conscience à faire, parce que sans nul doute, si ce n’est pas l’école qui apprend cela à la Zébrette, la Fille n’aura pas le courage de le faire délibérément. C’est trop difficile..


La deuxième partie de la conférence contient une intervention de René Pry et la table ronde. L’intervention de René Pry a laissé la Fille.. perplexe. La Fille est souvent d’accord avec le fond. D’ailleurs il s’appuie sur des études que la Fille connaissait déjà, donc elle n’est pas surprise des résultats. Mais les conclusions euh.. Bon allez, en voilà quelques éléments..

L’intelligence est multiple (voir Gardner) et le QI n’est pas suffisant pour la caractériser. Ouii, bien sûr. Le QI ne définit pas une personne. Et la Fille se bat pour que l’on ne réduise pas la Zébrette à un chiffre. Même si , elle y reviendra, ce chiffre a , à l’encontre des idées ambiantes, son importance. Un enfant avec un QI de 150 est aussi différent d’un enfant HP de QI 125-130 que celui-ci l’est d’un enfant “dans la norme”. Alors si l’on pose que les enfants HP ne sont pas ‘tout à fait’ comme les autres, les enfants THP ne sont pas tout à fait comme les enfants HP… Ceci dit, le QI mesure une intelligence plus scolaire, soit. Mais c’est justement le thème de cette conférence: l’EIP et l’école. Alors, dans cette dimension scolaire de l’enfant, le QI, même si il ne le définit pas entièrement, semble plutôt adapté non? De plus, il y a certaines autres formes d’intelligence (ou autres formes de l’intelligence ?) qui sont déjà valorisées, prises en compte (l’intelligence motrice dans les filières sport-études ou centres de formations sportifs, l’intelligence artistique, etc). L’intelligence “scolaire” semble quant à elle plus honteuse…
Une remise en cause du QI parce qu’il :

  • n’apprécie que l’Intelligence Générale (le fameux Facteur G. Est-ce que l’intelligence existe ? ). Oui . Et ??? Il suffit de le prendre pour ce qu’il est et pas plus. Une mesure d’une partie de l’intelligence. Pas une échelle de valeur d’un être humain par rapport à un autre. Pas un indice prédictif d’une réussite future (pare qu’alors, en plus de devoir définir ce qu’est l’intelligence, il faudra définir ce qu’est la réussite… oh la la… c’est pas la soirée qu’il va falloir!!!).
  •  est-ce qu’on peut classer les performances d’un sujet sur une seule dimension? Non, certainement pas. Mais est-ce que le QI sert à classer un individu, à l’enfermer dans quelque chose  La Fille ne le croit pas. Elle sert à évaluer UNE dimension de l’individu sur UNE échelle. Il suffit de ne pas ériger le QI en valeur suprême et l’on évitera bien des difficultés, réticences, dénigrements…
  • -un QI est peu informatif (50% des personnes ont un QI de 100.. Est-ce à dire que 50% de la population pense de la même manière ?). Certes.. Mais c’est bien le message que les associations et autres professionnels essaient de faire passer: il y a autant de personnes HP différentes que de personnes HP…Comme pour toute la population. Bien sûr que le QI est informatif. Tant qu’on ne lui demande pas de donner des informations sur ce qu’il ne mesure pas!!
  • un QI se calcule sur le Net… son utilisation est galvaudée. Euh, la Fille est scotchée par la pertinence de l’argument!!!! le QI ne sa calcule pas sur le Net!!! En tout cas pas celui dont ont parle. Pas celui qui est étalonné sur l’échelle de Weschler (ou Cattell pour d’autres). Des  simulacres de tests qui n’ont RIEN A VOIR avec un test de QI sont très en vogue. En quoi cela enlève-t-il la pertinence d’un vrai test ????? Un test de personnalité dans les pages de Cosmopolitain ou de Elle met-il en péril les tests de personnalités que font passer les professionnels ???? 

Le QI est une distance à la norme. Les EIP sont fixés par définition à 2% (ou 1% ou 0,5%). Le facteur G rend bien compte des capacités scolaires. Mais dans d’autres domaines (motricité, empathie) le facteur G ne donne pas l’indication adéquate. Plus le QI est haut, plus la part relative du facteur G diminue (plus on a de compétences, plus celles ci sont déliées). Donc l’intelligence générale appliquée aux HPI n’est pas une notion judicieuse. Pour le moment, à titre personnel, la Fille est intéressé par le thème de la conférence.. l’EIP et l’école. Alors le facteur G ne rend peut-être compte que du côté scolaire de l’intelligence, mais ça lui suffit pour ce dont on cause ici, en l’occurence!

La seule prédiction du QI c’est la capacité à réussir scolairement. Ben voilà. On est en plein dans le sujet. La Fille sait bien qu’il y a mille autres aspects. Qu’un enfant n’est pas seulement un élève, un étudiant. Qu’il a bien d’autres possibilités de réussir sa vie que de réussir son parcours scolaire. Mais ne nous voilons pas la face. Quel parent ne souhaite pas que les années scolaires de ses rejetons se passent dans l’harmonie et la réussite ? Si ce n’est pas le cas, on fait avec, on fait au mieux, on fait autrement. Mais si on vous propose harmonie et réussite en premier choix, le refuseriez-vous ?

Il n’y a aucune raison de penser que les HP ont un fonctionnement homogène

  • classement 1)  les enfants Haut niveau (130-140) et ceux très très haut niveau (150 et +) ont des raisonnements différents, des processus de pensées différents. Cette différentiation est peu utilisé en France. Et pourtant.. elle le devrait. Imaginez qu’un enfant HP (QI 130-140) dans une classe “normale” vit la même chose le même décalage qu’un enfant “normal” dans une classe d’enfants porteurs d’une déficience mentale légère à moyenne (QI 70-60) . Une enfant THQI  (QI 150) vit le même décalage qu’un enfant normal dans une classe d’enfants atteints de déficience mentale grave (QI 50: “Les personnes atteintes d’une déficience intellectuelle qualifiée de grave ne peuvent accéder à des apprentissages de type scolaire et s’expriment d’une manière rudimentaire et concrète.Ils possèdent peu d’autonomie.” )
  • classement 2) les créatifs, les pratiques (capacités à se normer), capacité analytique/synthèse (à analyser en quelques secondes). Cette classification est utilisée outre-atlantique.

Garder et les intelligences multiples… si on étend le champ de l’intelligence à des domaines qui ne sont pas capturés par le wisc (motricité, musique, dessin, etc..) Certains disent qu’il y a autant d’intelligence que d’individus, du coup on ne peut plus évaluer les HPI. La Fille ne comprend pas cet argument (vous vous en êtes déjà rendu compte). Ok, le Wisc ne mesure pas toutes les intelligences. Bien sûr. Mais ne nous voilons pas la face. L’école n’est-elle pas là principalement pour l’intelligence cognitive ? Celle justement mesurée par le Wisc ?

Le HPI et les particularités néonatales. Tiens, c’est la deuxième fois que la Fille entend parler de cette théorie. La première fois c’est là . La Fille a un peu de mal à adhérer.. mais écoutons la suite.  René Pry revient sur les problèmes périnataux qui pourraient être à l’origine de la précocité  (80% de maman qui relatent des difficultés pendant la grossesse, prématurité, stress important autour de la naissance, myopie, allergie, migraine…;). L’explication est que tout cela a participé à la mise en place d’une plasticité cérébrale et des particularités dans les connexions neuronales établies à la naissance (meilleure utilisation des deux hémisphères). La Fille ne croit pas que les neurones se mettent en place à la naissance, mais plutôt au fil du développement du foetus et bien après encore. La Fille se dit aussi qu’en regardant en arrière, quelle maman ne pense pas avoir vécu un stress ou un autre durant sa grossesse ? Et enfin, petite anecdote personnelle, la Fille a dû suivre un traitement à base d’héparine (anti-coagulant) et d’aspirine (100mg/j) durant toute sa grossesse. Il est bien connu que l’aspirine est interdit aux femmes enceintes. Aussi cette médication (qui plus est systématique lorsqu’elle a commencé la PMA à la fin du dernier millénaire avait été abandonné au début du nouveau… pas du tout inquiétant ce revirement de protocole!!!) qu’elle savait essentielle pour mener à terme sa grossesse l’inquiétait-elle un peu. La Fille a écumé le Net à la recherche d’études sur le sujet. Elle en a trouvé deux (en anglais). L’une disait que les enfants issus de grossesse sous 100mg d’aspirine donnait des enfants statistiquement plus intelligents que la moyenne; L’autre disait exactement l’inverse!!! Alors la Fille pense qu’en fait, sur ces sujets là, on ne sait pas grand chose. Même si la Fille a été intéressée dans le livre cité en référence par les explications hormonales plus que par celles de la migration neuronale. Il faut, de plus, un environnement facilitant qui permettent de formuler au niveau intellectuel les caractéristiques neurobiologiques. OUIII. Et René Pry rejoint là Olivier Revol. La prise en compte de ce potentiel doit être fait de bonne heure pour lui permettre de s’exprimer. On trouve des éléments de précocité dans le développement  moteur (station debout à 6 mois, même si la marche autonome apparaît vers 10-11 mois), développement linguistique avec construction syntaxique parfaite, humour, langage écrit à 34 mois (une enfant de 2 ans 1/2 qui savait lire.. sa maman travaillant de nuit n’avait bien évidemment pas le temps de s’occuper d’elle (oh la la… c’est quoi cette RALC ????? *) l’enfant a appris en regardant “Les chiffres et les lettres”!!!) Waow.. que c’est impressionnant… mais sûrement pas représentatif des EHP…

* Remarque A La Con

Description des expériences autour de la scolarisation:

  • Un groupe d’EIP est séparé en deux. On applique une méthode spéciale EIP au groupe 1, le groupe 2 quant à lui ne bénéficie pas de la méthode. Passons sur la difficulté de mettre en place la méthode d’évaluation mais la conclusion est qu’il n’y a aucun effet à terme, les résultats (sur les apprentissages, la réussite professionnelle) sont identiques sur les 2 groupes
  • Les regroupements des HPI en  intra-classe (groupe de niveaux) ou inter-classe (plusieurs enfants de différentes classes). Cela n’a aucun effet sur les HPI, mais l’effet est visible pour les autres enfants (le regroupement interclasse est bénéfique pour les élèves de faible niveau, le regourpement intra-classe pour les élèves forts mais non HPI).
  • L’accélération du parcours : on ne note aucune différence entre groupe contrôle et groupe expérimental. Les EIP qui ont bénéficié du programme conserve la petite avance du programme.
  • Diversification (violon, équitation, etc…;): les effets sur les HPI sont extrêmement limités (16% des EIP ont tiré bénéfice)

On a l’impression qu’ils sont tellement plastiques qu’ils s’adaptent à l’environnement: si on leur propose des aménagements,  ils s’adaptent, si on ne leur en propose pas, ils s’adaptent aussi aux non-aménagements.
Voilà bien la partie qui a le plus choqué ennuyé interrogé la Fille.   Non pas qu’elle mette en doute les études et les résultats. Ces études américaines ont été faites sur une échelle de temps gigantesques (jusque plusieurs dizaines d’années) et un échantillon monstrueux (en regard de ce qui se fait en Europe) de plusieurs milliers d’individus. Mais la conclusion “macroscopique” (à l’échelle d’une bonne partie de sa vie) ne doit pas, ne peut pas s’opposer à la conclusion “microscopique” (à l’échelle de l’année scolaire). Et présenter comme conclusion, devant toutes les personnes de l’Education Nationale qui osent enfin s’intéresser au sujet “Faites ce que vous voulez, ça ne changera rien” me parait très dangereux comme message! Le raccourci est celui contre lequel on essaie de se battre depuis longtemps. Déjà que les enseignants sont peu nombreux à vouloir prendre en compte le côté “pas tout à fait comme les autres” des enfants HPI, déjà qu’ils n’en trouvent que 0,2%, si en plus on leur dit que toutes les expériences autour de la scolarisation aboutissent à .. rien.. Aïe!
Et c’est là que la Fille reprend ses statistiques de PMA… Pour elle, qu’importait qu’elle ait x% de chances de tomber enceinte. Pour elle, ce serait 0% ou 100% , ce ne serait jamais x%. Et pour un enfant en difficulté, un enfant qui va mal, pour qui chaque journée d’école est une torture, il s’en fout que plus tard, dans 20 ans, on se rende compte que lui faire sauter une classe n’aura pas d’incidence , statistiquement, sur sa vie professionnelle. Parce que pour ce gamin, à ce moment, c’est du tout ou rien. Et sa vie future se joue justement maintenant. Sur les choix qui seront faits. Individuellement. Et non statistiquement. Enfin, ces études sont américaines. Pays qui détecte largement les enfants HP. Bien plus largement que nous. Aussi leurs échantillons comprennent-ils bien plus d’EIP QUI VONT BIEN que chez nous où la majorité des EIP détectés le sont parce qu’ils ont rencontré des difficultés. Et les conclusions que l’on en tire ne peuvent donc pas être transposées, en tant que telles, chez nous. 

Pour un EIP, on peut compacter de 50% le temps imparti pour apprendre la masse des connaissances scolaire !!! Et avec cela, les enseignants sont encore réticents aux sauts de classe… 
Les sauts de classe (ah ben tiens, parlons-en) sont d’une pratique courante (euh.. pas tant que ça. Beaucoup moins que dans les années 60-70) mais très peu de travaux sérieux sur ces méthodes. Quelques résultats montrent qu’il n’y a pas plus de redoublements dans la population d’EIP qui a sauté une classe que dans la population générale. Sur 5 ans, les HPI qui ont sauté une classe ont conservé leur avance. La Fille est persuadée que le saut de classe n’est pas LA solution miracle. Et si un enfant rattrape “trop vite” son retard après un saut de classe, si il s’ennuie de nouveau au bout d’un trimestre… c’est qu’il faut lui trouver d’autres solutions. Parce que sauter une classe, deux à la rigueur. Mais ensuite ? Ensuite, si cela s’impose (parce que la Fille sait que pour certains cela s’impose) ne faut-il pas que cela soit encadré dans une classe “spéciale”. Mais pour nombre d’EIP, le saut de classe permet de résoudre durablement une partie du problème. Et surtout, si cette solution ne peut pas être utilisée indéfiniment, elle peut, sans risque, l’être une fois ou deux. A ce sujet, la Fille fait un léger hors-sujet 🙂 Si vous demandez à votre enfant ce qu’il pense d’un éventuel saut de classe, surtout, ne lui demandez pas qu’il fasse le choix de sauter ou pas cette classe. Ne faites pas peser sur ses épaules, le poids d’un choix que vous-même avez du mal à faire. C’est à vous de prendre (ou pas) cette décision, et d’en assumer les conséquences (bonnes ou mauvaises). En aucun cas, l’enfant doit être impliqué dans ce processus. C’est trop lourd de responsabilité. Même si cela part du (bon ?) sentiment que c’est sa vie et qu’il est concerné au premier rang. C’est SA vie, mais vous êtes SES parents. Il est rare que la Fille donne sa vérité comme seul chemin possible. Mais elle est sous le coup récent, d’un enfant de 6 ou 7 ans, qui doit à présent porter le poids d’un saut de classe qu’il avait réclamé, mais qui se passe mal parce que non préparé. Oups… Elle ne le fera plus. Encore une petite anecdote personnelle ? Le glissement de la Zébrette de CE2 en CM1 cette année était programmé depuis l’an dernier. Aux yeux de la Fille, il n’y avait pas d’autres solutions possibles (à part un saut de classe direct) car la Zébrette avait bénéficié d’aménagements lors de son CE1 et avait déjà vu une bonne partie du programme CE2. Recommencer aurait été courir à la catastrophe. La Zébrette était contre ce saut de classe. Elle a toujours été réticente à l’idée du saut de classe (pas en maternelle, mais elle ne s’est pas rendue compte du passage direct de PS en GS, car en classe TPS-PS-MS, elle est passée en GS avec nombre de camarades de sa classe). La Fille était bien décidée à ne plus évoquer le sujet durant l’été. La Zébrette intégrerait le CE2, glisserait dans l’année en CM1.. On aviserait alors. Or, durant l’été, toute seule, la Zébrette a intégré la notion et quand un adulte lui demandait en quelle classe elle entrait, elle répondait “en CM1″… euh… elle-même anticipait. Au final, elle a glissé en CM1 le jour de la rentrée. Si la Fille avait écouté ses craintes légitimes, elle n’aurait pas, aujourd’hui, son sourire lumineux et son impatience de retrouver les bancs de l’école après les vacances pourtant bien remplies…

A partir de la 6°, on trouve 15% des EIP qui peuvent être en difficulté  et 30% sous-fonctionnent (René Pry pense ce dernier chiffre surévalué. Mais pourquoi donc le serait-il plus que d’autres chiffres  ? ). Ils n’ont pas nécessité de se hisser au 1° rang. Les enfants en rupture scolaire le sont à la suite de multiples redoublements ou d’orientations précoces hâtives (Euh… c’est quoi une orientation précoce hâtive en 6°? Un saut de classe ?). Les difficultés des EIP augmentent avec leur âge. Ben voilà qui ne va pas nous rassurer. Même si en cela, ils sont des enfants comme les autres. Petits enfants, petits soucis, grands enfants, grands soucis. Trêve de plaisanteries.. La Fille pense aux Zébrettes caméléon qui, en grandissant, n’arriveront plus à cacher leurs difficultés et montreront le mal-être qui les ronge peut-être depuis longtemps. Pour la plus grande surprise de leurs proches 🙁

En conclusion: les programmes d’accélération ou d’enrichissement ne changent rien. Mais si  on accélère, ils absorberont cela avec une grande facilité. Quant à l’estime de soi, il y a peu d’études donc peu d’informations sur le sujet. Dommage !!! Alors la Fille rappelle les mots d’Olivier Revol. Pour qu’un enfant gagne de l’estime de soi, il faut qu’il réussise des choses difficiles!! Donnons lui cette occasion!!

La sociologie des enfants HPI, le repérage et la sélection de ces élites (alors la la Fille y perd son latin. Elle croyait qu’on lui avait expliqué que le QI ne mesurait pas toute l’intelligence, mais juste l’intelligence scolaire. En aucun cas, cela ne peut donc mener à la sélection d’une élite !!??!!. Une élite c’est forcément en considérant les multifacteurs de l’intelligence, non?. Qu’on vient de lui expliquer que accélérations ou pas, programmes spécifiques ou pas, cela n’a pas d’influence sur la vie future de ces EIP. ??!!! De toute manière, le but de la détection des EIP n’est pas de fabriquer une élite mais de permettre à des individus, des personnes de se réaliser, au mieux de leur capacités, et de leurs fonctionnements, d’éviter un échec scolaire parce que les méthodes ou la prise en compte des spécificités de ces enfants a été négligée..) a, à l’international, des pratiques contrastées:

  • USA, il est courant de les détecter. C’est là qu’il y a la plus grande recherche universitaire.
  • Canada, HPI=enfant atypiques, statut particulier. Gros efforts sur accueil à l’université (pour les bac à 14 ans !!!)(Euh… est-ce que ce sont là les plus fréquents? bon, ceci dit, bravo parce qu’ici en France, je ne sais pas ce que fait un enfant qui a son bac à 14 ans!)
  • Israel: dépistage systématique
  • GB, Afrique du Sud, Australie : gros travail d’accueil et d’information des parents (ah oui, la Fille a entendu dans cette conférence des choses qui ont sonné bizarement à ses oreilles.. du style que les enseignants font tout leur possible, mais il faudrait encore que les parents soient conscient du potentiel de leurs enfants!!!!)
  • Allemagne, Espagne: gros travail information des enseignants
  • Pays de l’est: dans les années 60-80, sélection sur compétences motrices pour activités sportives haut niveau. Aujourd’hui, recentré sur dépistage plus scolaire

Le terme Asperger va disparaître, dans l’année à venir, au profit de celui d'”autiste sans déficience intellectuelle”. Ah? Bon, la Fille se demande si cela changera grand chose mais bon…


Après l’intervention de René Pry, ce fut le temps de la table ronde.
Comment enseigner à des élèves qui souhaitent être comme les autres mais qui sont différents.

Le terme Haut Potentiel n’est pas utilisé (au profit de celui d’EIP) car le potentiel induit que si il veut il peut .. or ce n’est pas vrai! M’en fout, dit la Fille. C’et le terme qui lui convient le mieux. Na!
La scolarité d’EIP amène à faire des deuils:
– revoir son autosuffisance
– deuil de la fonction enseignante (plus seulement source des connaissance, mais médiation entre l’élève et le savoir. Il devient le donneur de sens, car les contenus l’EIP sait les trouver tout seul. )
– deuil de l’autorité classique
Et oui, les deuils c’est difficile.. Pas étonnant que ce soit compliqué à faire pour les enseignants qui sont des humains comme les autres (si si!!!). Et si vous, on vous demandait une telle remise en cause.. y arriveriez-vous facilement ?

On ne peut pas aborder la scolarisation d’un eip seul. Il faut une équipe pluridisciplinaire et s’axer sur les apprentissages en eux-même plus que sur le contenu. Yessss. Il a même été évoqué la Gestion Mentale…

Champ de repérage ? Faut-il les repérer tous ou seulement ceux qui ont des problèmes d’adaptation. Quel statut à la parole des parents? Humm.. rien que ces questions énervent agitent la Fille. Attendons les réponses.. mais il est tard, ce ne serait pas cool d’énerver la Fille avant le dodo…
– avoir un diagnostic  sans surmédicalisé pour adapter la scolarité permet de déculpabiliser l’élève, les parents, l’enseignant (on ne parle que de ceux qui vont mal).
– l’école doit réfléchir à comment les ACCUEILLIR (protocole d’accueil, projet pédagogique individualisé). Mettre l’équipe des adultes en projet
– passer au mode d’identification avant que les problèmes n’arrivent. Ne pas attendre que tous les signes d’EIP ni que l’échec s’installe. Ah ben voilà, la Fille va aller se coucher sereinement!
– l’EIP dans le primaire est TRES attaché à ses REPERES salle de classe, enseignant. Il doit donc être bien  accompagné pour le passage au collège en 6° qui est particulièrement déstabilisant. Ouinnn.. dans deux ans.. dans un an pour le Zébrounet… 

Ce qui a été dit sur la parole des parents et leur “intrusion” dans le milieu scolaire… la Fille vous laisse le découvrir. Et ne va pas se lancer dans une discussion ce soir.. parce que si l’Education Nationale devrait comprendre une seule chose, ce serait que nous avons les mêmes buts: le bien de l’enfant. Et que si l’EN a les compétences pour le “former”, nous avons celles de le connaitre et de l’éduquer. Tant que l’EN nous verra comme des ennemis, ou au mieux des emm… la Fille ne voit pas comment on pourra avancer….

Les enfant HQI qui sont en difficulté sont ceux qui ont des comorbidités (Dys, Tda) associées, les autres vont bien. Il vaut mieux avoir un QI de 150 qu’un QI de 50!!!! C’est sûrement la phrase de René Pry avec laquelle la Fille est le plus en accord. Ce n’est pas le HP qui pose problème mais les comorbidités qui y sont (fréquemment) liées. Et que les parents ou adultes arrêtent de parler de handicap (hors troubles associés) en parlant de précocité. Qu’ils arrêtent des comparaisons conscientes ou pas, avec ce monde. Avoir un enfant HP peut être fatigant, lourd, pénible parfois, déconcertant, troublant, et plein d’autres mots en “ant”… mais ces adultes là connaissent-ils ce que c’est que d’avoir un enfant handicapé ? La Fille le sait. Elle n’en est pas plus fière pour autant ou plus savante. Mais entre les difficultés qu’elle peut/pourra rencontrer pour élever la Zébrette qui a un QI > 150 et celui que la mère du Gars a eu à élever sa fille (si vous suivez encore, c’est la soeur du Gars) qui a un QI plus proche du 50 que du 100, entre ces deux difficultés, le choix de la Fille est instantané… 

un enfant qui a un QI de 150 avec une dyslexie non traitée peut se retrouver au bout de 2 ans avec un QI de 100.. ce n’est pas la faute de l’école mais du dys. d’où l’importance du dépistage non ?

L’école peut mettre en place toute ce qu’elle voudra, elle doit le faire en lien serré avec la famille et les spécialistes qui suivent cet enfant. Important de connaitre les points forts, ses intérêts, etc. Un EIP n’est pas un extra-terrestre, avant d’être un EIP c’est un enfant et il faut s’adapter en fonction de ses difficultés. Bon certains autour de la Table Ronde vont réconcilier la Fille avec l’EN 🙂 reste à savoir ce que ces théories donnent sur le terrain. Sur le sujet, la Fille est.. dubitative, mais cela donnera l’occasion d’un prochain billet. 

L’école est une institution, je doute de la nécessité de tests passés à l’extérieur, et le psychologue scolaire doit valider les tests passés à l’extérieur qui peuvent n’avoir aucune valeur (tests “achetés”;) .  Ah ben voilà… c’était la fin de la Table Ronde… Et l’heure d’aller se coucher… Et partir sur cette phrase ne peut que laisser une amertume certaine 🙁 Surtout quand les témoignages multiples rapportent une bonne expérience avec un psychologue scolaire pour 10 mauvaises (non, ne demandez pas la source de ces chiffres.. c’est du pifomètre, mais la réalité est bien là). Comment, si l’éducation nationale est imprégnée de cette idée, si il faut parfois un an pour qu’un psychologue scolaire voit un enfant (pas forcément en grande difficulté, donc pas prioritaire), comment alors fait-on pour avancer.. dans le seul but du bien de l’enfant ????????????

Allez, la Fille vous a trouvé bien courageux d’être arrivé à la fin de ce billet-fleuve…. Bravo à vous.. Ah ? vous avez sauté quelques passages ?? Z’inquiétez pas… La Fille aurait sûrement fait pareil 🙂

ps: la Fille rajoute une précision suite à sa discussion avec une copinaute-amie-lectrice-présidente-d’-association.
La Fille aimerait que l’Education Nationale se donne comme mission de détecter TOUS les EIP, pas seulement ceux qui vont mal à l’école. D’abord, parce que le nombre d’EIP qui ne vont pas bien psychologiquement (avec ou pas des incidences sur les résultats scolaires) est important. Que beaucoup le cachent (effet caméléon). Et enfin, parce que si un EIP a une faculté indéniable à s’adapter (se fondre dans la masse, performer quand on le lui demande, s’éteindre quand on ne lui demande rien, voire renoncer à lui, à ce qu’il est), cela lui semble un tel gâchis!!

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13Commentaires

  • majoubanne dit :

    Allez, je re-commente 😉
    J’ai écouté toute la première partie, et j’en suis à la table ronde qui m’ennuie un peu … J’ai été comme toi, La Fille, un peu ennuyée par l’intervention de René Pry ….
    Par contre, je conseille vivement à tout le monde, les 2 heures de conférence d’Olivier REVOL !
    Quel bonheur de l’écouter ! On sent bien qu’il aime “ses HP”, ses multiples “tranches de vie”, qui redonnent le rire en permanence !
    J’ai vraiment passé un excellent moment à l’écoute d’Olivier REVOL, et j’ai appris beaucoup de choses ! ! !

  • majoubanne dit :

    Merci pour ce billet !
    J’ai tout lu, c’est TRÈS intéressant ! Ma zébrette a 3 ans 1/2, la pedopsy ne veut pas le tester pour l’instant, cela se passe bien à l’école, mais c’est plutôt à la maison le problème.
    Je ne la comprends pas, je suis ferme, elle aussi, du coup, ça explose en permanence ….
    On va d’abord travailler sur nos relations familiales avant de tester son QI, sachant qu’elle est en avance (sait compter jusque 100, sait écrire, faire des additions ….) mais que pour le moment cela n’est pas handicapant. (en plus elle est dans une classe PS et MS, donc elle suit les 2 programmes ;-))

  • FunkySteph dit :

    J’ai encore pas tout lu… C’est très intéressant… Pour notre part j’ai l’impression qu’on glisse tout doucement vers l’échec scolaire… Je n’ose pas le dire car c’est arrogant prétencieux, mais je crois que notre zébrillon s’ennuie ferme en classe. Le vrai souci c’est au niveau logico mathématique où les notions de bases n’ont pas été acquises car les réponses étaient évidents, donc il ná jamais utilisé de logique de raisonnement ce qui lui fait curellement défaut aujourd’hui…
    Je me réserve le reste de l’article… C’est passionnat mais triste. C’est vrai qu’outre Atlantique les EIP sont mieux considérés… D’ailleurs on les appelle GIFTED, pour moi ça veut tout dire… C’était porteur d’espoir. Mais notre zébrillon est dans une école 100% anglaise sur le territoire Européen (Luxembourg) et là on retrouve la même mentalité… Les EIP ne bénificient de rien en terme d’aménagements!
    A bientôt

  • maman dit :

    J’ajouterai mes commentaires à deux titres :
    – D’abord, parce que je suis la maman de la Fille (donc la grand-mère de la Zébrette).

    L’an dernier, au début du CE1, l’attitude de la maîtresse à l’égard de la Zébrette me choqua. Elle ne fut jamais à son écoute, et resta “fermée” à toute tentative de la Zébrette pour expliquer son point de vue. Elle refusa même de rencontrer la Fille, sa mère (peur de se justifier et d’avoir à se remettre en question ?).
    Je craignis alors vraiment le pire. Une seule solution s’imposait : le changement d’école.

    – Ensuite, parce que je fus Conseillère Pédagogique dans les années 86-96, et qu’à ce titre j’ai participé à des conférences pédagogiques organisés par l’ I.E.N. (Inspecteur de l’ Éducation Nationale), à des séminaires académiques, ou à des colloques au niveau du Rectorat, avec le concours d’intervenants extérieurs :
    • Alain Bentolila : Apprentissage de la lecture et du langage chez l’enfant
    • Philippe Mérieu :
    1. Méthodes actives et pédagogie différenciée.
    2. Apprendre oui mais comment ?
    3. Le choix d’éduquer – éthique et pédagogie
    • Antoine de la Garanderie : Gestion Mentale
    • et bien d’autres…

    Le regard de l’enseignant sur l’élève est primordial, la remise en cause de ses pratiques est indispensable, ses relations avec les parents nécessaires.
    C’est valable pour tous les enfants, E.I.P. et les autres…

    Un gros travail d’information des enseignants est nécessaire.
    Il faut pour cela sensibiliser l’ I .E.N. à votre cause.
    L’ I.E.N. a une mission d’animation et d’impulsion. Le rencontrer serait l’occasion de trouver une solution à un problème complexe, et l’amener à parler du sujet lors de ses réunions statutaires avec les enseignants.

  • Nathalie dit :

    Merci pour la numérisation.
    Je ne savais pas quand pouvoir écouter, et samedi, j’accompagne toute la journée ma fille à un tournoi d’échecs, donc j’aurai du temps. J’ai mis la conférence sur mon mp3. Vraiment merci.

  • Mel dit :

    Merci pour ce billet!
    Le passage qui m’a fait sourire est celui où il est question d’une corrélation entre la grossesse/naissance stressante et le HP! Ma Zébrette, née par césarienne programmée et plus que souhaitée et après une grossesse des plus cool, dormait tellement paisiblement, bras et jambes écartés dès le premier jour, que tous les commentaires autour d’elle ont été : “à Maman cool, grossesse cool et donc bébé super cool!” Alors, le stress, responsable des rayures? Je ne dis pas que la césa n’est pas stressante pour bébé, mais si la maman la vit bien (et même plus que bien dans mon cas), je pense que le bébé vit mieux sa naissance, et les jours qui suivent!
    Pour tout le reste, je partage tes avis, tes questions en suspens… Et je souhaite bon courage aux parents et enfants qui se retrouvent ici!

  • @@@ dit :

    🙂 Juste une précision pour les lecteurs de passage…
    Ce sont mes commentaires personnels de maman d’une Zébrette .
    Mais je ne suis pas une professionnelle de la chose… et ces billets ne sont pas des publications de psychologues ou autres neuropédiatres!!!
    J’dis ça, j’dis rien… mais au moins ce sera dit clairement.. pour certains 🙂 🙂 :selamat

    • Betel dit :

      Justement, les commentaires personnels sont géniaux ! Ils font le lien entre les grandes idées “Il faudrait faire ça” et le cas de “oui, mais mon enfant à moi, …”
      Par exemple, au hasard, le côté “prof-dépendant” est 100% vérifié pour ma zébrette (au point ou au CE2, l’instit qu’elle n’avait que le jeudi n’avait jamais remarqué le moindre problème d’écriture…;) Ca voudrait donc dire, que ce ne sont pas des établissements qu’il faudrait étiquetter “Accueillant des EIP” mais des enseignants.

      • @@@ dit :

        OUIIIIIIIIIIIIIIIIII
        C’est exactement ça!!!
        Ce sont des enseignants qui sont “eip-friendly” ou pas!!!!!
        100% d’accord!

        • Laurianne Garraud dit :

          Côté “prof-dépendant” 100% vérifié pour moi aussi ;) à l’école , j’ai toujours été l’éléve modèle, première de classe. Sauf les fois où : 1) quand j’ai eu un remplaçant en cours de dessin, que ça ne “collait” pas et que je me suis fait virer du cours (personne n’a compris ce qui s’était passé) et 2) une année où un prof de maths a changé et pareil, mauvaises “vibrations” que je ressentais = année de maths coulée. ;)

  • Beuleu dit :

    Ben moi j’ai tout lu, et mon cerveau va encore faire des noeuds, tiens !!! Je ne te remercie pas 😛

  • Zabzebre dit :

    merci pour cette transcription et les commentaires en live !

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