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On y trouve la page qui rappelle…

Si la question des élèves intellectuellement précoces n’est pas nouvelle pour l’éducation nationale, elle a été mise en évidence à partir de la problématique particulière des élèves intellectuellement précoces qui sont en difficultés d’apprentissage.

S’il est aujourd’hui encore très courant d’assimiler la précocité intellectuelle à la réussite scolaire, on sait qu’un tiers des élèves présentant une précocité intellectuelle présentent des difficultés psychologiques ou scolaires et que la même proportion n’accède pas au baccalauréat.

Ces questions ont trouvé des réponses dans les circulaires :
n°2007-158 du 17-10-2007
n°2009-168 du 12-11-2009

Les actions de prévention et de remédiation des troubles sont rendues possibles grâce à la formation des différents personnels. Il s’agit de proposer des aménagements appropriés au profit des élèves intellectuellement précoces ou manifestant des aptitudes particulières, afin de leur permettre de développer pleinement leurs potentialités.

Les élèves intellectuellement précoces doivent donc bénéficier de réponses individualisées, dans le cadre de la personnalisation des parcours scolaires.
Dans chaque académie, un référent EIP est l’interlocuteur privilégié pour les parents et la communauté éducative.

Pour assurer le suivi et la prise en charge de ces élèves dans les meilleures conditions, outre la formation des personnels, le développement de dispositifs dédiés doit se poursuivre, pour les EIP qui ne peuvent bénéficier pleinement d’une scolarité dans leur établissement de référence.

Mais l’important de cette page est le document de ressources d’accompagnement pédagogique
« Scolariser les élèves intellectuellement précoces (EIP) »

A lire ici

2 Comments

  • Merci, c’est vraiment très intéressant !

    • C’est notamment cette partie qui m’intéresse :
      La mise en œuvre du saut de classe, un nécessaire accompagnement.
      La mise en œuvre d’un saut de classe va impliquer
      tout à la fois l’équipe pédagogique, les parents et
      l’élève en collaboration avec les professionnels
      qui l’accompagnent. C’est une décision importante
      qu’il faut préparer et accompagner. Il est essentiel
      de recueillir l’adhésion de l’élève à ce projet. Dans
      tous les cas, il faudra le rassurer à la fois sur ses
      capacités à réussir, mais aussi sur le soutien dont il
      pourrait bénéficier en cas de difficultés.

      Avant le saut de classe, il convient de :

      rassurer l’élève : parents et enseignants doiv
      ent lui expliquer les raisons de ce saut de
      classe ;

      instaurer un dialogue entre l’équipe pédagogique
      et les parents pour adapter le projet aux
      besoins de l’élève, anticiper d’éventuels écueils
      dans son parcours scolaire et le mettre en
      confiance ;

      proposer un temps d’adaptation progressif dans la
      classe d’accueil afin d’évaluer et d’anticiper
      avec l’élève les éventuelles difficultés (un PPR
      E « saut de classe » doit être mis en place pour
      accompagner sa scolarité dans la nouvelle classe : soutien scolaire, aménagement temporaire de l’emploi du temps…;) ;

      impliquer très largement l’enseignant ou le professeur principal de la classe d’accueil au projet.
      Dans la classe supérieure :
      L’élève intellectuellement précoce peut rencontrer
      des difficultés temporaires (nouveau programme,
      nouvelles notions), il faut :

      l’aider à s’organiser et à acquérir de nouvelles méthodes de travail, l’encourager et le rassurer sur ses capacités ;

      veiller à ce qu’il trouve sa place dans le groupe, avec une attention particulière au risque de harcèlement ;

      laisser à l’élève un temps d’adaptation qui peut être plus ou moins long
      :
      accepter qu’il ne soit
      pas d’emblée au même niveau que ses camarades, ne pas le sanctionner pour cela, mais l’accompagner pour qu’il y parvienne.

      Nous n’avons pas préparé « l’avant-saut de classe » comme tout s’est fait en toute fin d’année, , mais mon fils était pour à 100%.
      Il et heureux d’être en CE2, en trouve que les progrès qu’il a déjà faits en 3 semaines en lecture, écriture et orthographe sont impressionnants, et le plus révélateur peut-être est la phrase dans son cahier du jour (issue d’une production d’écrit « je me décris »): « J’adore l’école ». Il n’aurait jamais écrit cela l’an dernier. Là, il est content d’y aller, a des copains, fait ses devoirs de bons coeur et aime ce qu’il fait en classe (et ne trouve pas « trop difficile »)… mais la maîtresse me dit qu’il est à la traîne… C’est un peu logique, il a fait un CP « très soft » et pas de CE1, donc ça fait beaucoup à rattraper d’un coup, mais j’ai l’impression que la maîtresse s’attend à ce qu’il soit au même niveau que les autres (les 4 meilleurs CE1 de l’an dernier) et j’ai peur de ce qu’elle va nous dire quand on fera le point (aux vacances de la Toussaint je crois). Il est en pleines évaluations diagnostiques, je croise les doigts pour qu’il les réussisse (et qu’ils soit dans les 5 premiers, pour justifier sa place dans la classe !), alors que ce n’était pas ce qu’on lui demandait au départ…
      Donc au pire, j’aurai ces documents pour dire qu’on ne peut pas s’attendre « à ce qu’il soit d’emblée au même niveau que les autres élèves », et demander un « temps d’adaptation » plus long…

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