Bak et la précocité (3/5)

La précocité dans tous ses états
La précocité dans tous ses états

La troisième partie du livre s’intitule « Etre adulte et doué, la malédiction de la pensée »

F.Bak nous parle des différentes étapes de la relation de couple : l’attraction, la cohésion, la coercition.. et des difficultés que celui-ci peut traverser : l’immuabilité, l’immaturité, l’impolitesse et l’infidélité.

Il explique ensuite comment cela peut se passer pour des adultes HP et les difficultés spécifiques qu’ils peuvent rencontrer.

Il vaut mieux ne pas avoir sauter le chapitre précédent sur les structures mères et leurs possibles coordinations anarchiques, car elles prennent là tout leur sens.

Mais F. Bak explique également les toutes les étapes de la sexualité, de l’enfance à l’page adulte en passant bien entendu par l’adolescence et donne quelques conseils aux parents pour guider au mieux leur enfant.

La partie sur les pervers-narcissiques intéressera bien des HP qui semblent des proies privilégiées, la Fille s’en était déjà rendue compte à la lecture de nombreux posts sur les quelques groupes auxquels elle participe.

F.Bak n’évite pas le sujet des abus sexuels en précisant que dans sa clientèle féminine HO, les deux tiers présentaient des problématiques liés à des attouchements ou des abus sexuels. C’est énorme comme proportion non ? Suffisamment pour lire attentivement ce chapitre.

La Fille ne vous cachera pas que la partie consacrée aux relations sociales et comment les zèbres s’y prennent (mal en général), comment ils devraient s’y prendre, l’a passionnée.

F.Bak identifie 4 familles de liens

  • les relations
  • les potes
  • les amis
  • les amis intimes

et établit les 3 règles qui régissent ce système (qu’il présente sous forme de disques concentriques):

  • la graduation du nombre de personnes dans chaque disque
  • la fréquence des rencontres en fonction des disques pour créer des liens
  • la confrontation avec l’autre, en fonction du disque dans lequel il se situe

La Fille vous citerait bien tout le chapitre si elle ne craignait pas de faire du plagiat ou de violer les droits d’auteur. Mais soyez sûrs qu’il est très instructif pour comprendre pourquoi cela ne se passe pas toujours bien. A le lire, c’est évident. La Fille en a parlé avec la Zébrette, qui a bien reconnu son mode de fonctionnement, qu’il n’était pas adapté (euh.. c’est un zeugma ça ou pas?). D’en avoir parlé, de lui avoir fait prendre conscience de ce qu’elle savait au fond d’elle mais sans mettre les mots dessus, ça a fait du bien à la Zébrette, en pleine phase d’efforts de socialisation. Toujours est-il que depuis peu, la Zébrette nous dit que ça va mieux à l’école, ce n’est pas la panacée, mais ça va mieux avec ses camarades de classe.

Quant à la Fille, elle a lu certaines situations se demandant si Fabrice Bak ne l’avait pas prise comme exemple pour son livre.. Mais .. l’auteur et elle ne se connaissent pas.. Comment cela est-il possible ? (qu’il parle « d’elle », pas qu’ils ne se connaissent pas!!)

Les différents aspects explorés parleront à bien des HPI…
La Fille (qui n’est pas un zèbre.. juste un cheval à rayures) a souri en lisant des passages qui ont fait remonté des souvenirs.  Comme ceux de remerciements qu’elle a toujours pensé non-mérités, sans fausse modestie aucune. Parce que depuis toujours, elle est convaincue qu’aider les autres, c’est principalement s’aider soi-même, et que donc cela n’a rien d’altruiste… Elle a bien lu les explications de F.Bak, adhère bien souvent… est consciente des problématiques que cela sous-tend.. mais n’est pas bien sûre d’être prête à les prendre en compte et/ou à chercher à les résoudre…

Une partie de ces relations sociales s’attarde sur la relation « parent-enfant ». Plein de choses passionnantes à lire, mais un point a résonné dans l’esprit de la Fille : la peur de la répétition.

Si la Fille a plein de défaut, elle n’a pas celui-là. Mais elle l’a rencontré bien (trop) souvent chez ses lecteurs/lectrices ou lors des échanges qu’elle a avec des parents de zébrillons. Se reconnaître dans son enfant est une chose (à laquelle la Fille n’adhère pas à 100%), mais projeter ce que l’on a vécu, ressenti à son âge en est une autre.

Nous ne sommes pas nos parents, nos enfants ne sont pas nous. Et pas seulement parce que « tes yeux auront peut-être la couleur des miens. Ton sourire ressemblera peut-être au sien. Mais tu seras unique, et jamais tu ne seras ni moi, ni lui, ni nous. Nous te dirons ce que nous savons. Nous t’enseignerons ce que nous croyons. Mais toi, tu traceras ton chemin, qui ne sera ni le mien, ni le sien ,mais le tien, ton chemin de liberté. ».(Anne-Laure Fournier Le Ray), mais aussi parce que les temps ont changé, les choses ont évolué dans la prise en charge du HP à l’école ou par les professionnels, et nous, parents, sommes bien plus informés.

La Fille vous proposera demain les deux derniers articles sur ce livre bien riche….

One Comment

  • Jolie conclusion!

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