Les cartes mentales

Les cartes mentales

Les cartes mentales

(MIS A JOUR) La Fille adore le Net pour ses capacités à connecter les personnes, à partager les informations. Cet article en est un exemple probant.

Les cartes mentales, c’est un sujet qui titille la Fille depuis longtemps. Elle n’a pas encore passé le pas avec la Zébrette et pourtant elle est persuadée du bénéfice. En fait, la mauvaise excuse de la Fille, c’est qu’elle n’a pas pris le temps de demander à l’instit si l’on pouvait restituer les leçons sous cette forme. Chaque leçon donne lieu à une évaluation. Et il faut retranscrire la leçon sur page blanche. La Zébrette (un peu ralentie dans l’écriture par sa vitesse, de son âge mais pas de sa classe) récupère souvent des “peu précis” qui la désolent. Pourtant, la Fille la rassure… “Ce n’est pas grave.. Je sais que tu la sais ta leçon!” et pour cause… La Fille l’a entendue récitée au moins 10 fois…

Alors quand Stéphanie a décrit

Du coup (à l’époque j’étais encore enseignante) je l’ai utilisée pour mes élèves de BTS : dans un premier temps pour préparer leurs exposés puis leurs prestations orales liées à la présentation de leur dossier professionnel puis voyant l’accueil hyper enthousiaste de mes apprentis, j’ai élargi le concept et je leur ai fait un cours pour apprendre à résumer les leçons de n’importe quelle matière en vue des révisions aux examens. Et je peux vous dire que ça marche !!!
Cet outil est fabuleux !

la Fille s’est dit.. Le prochain investissement (après le stylo qui s’éclaire quand la pression est trop forte…..ah ben non, celui-là est commandé il y a quelques minutes) ce sera du Velleda effaçable…!!!! Pourquoi un tableau blanc ???

Lisez plutôt l’expérience de Stéphanie et Théo (un grand merci à cette fidèle lectrice pour ce partage!!!!)

 

Voilà comment je procède avec Théo qui a maintenant 9 ans (et qui se roule toujours par terre pour faire les devoirs!!!!! Chez nous, il faut que ça aille vite car si ilcommence à buguer, se braquer … on sait que ça finit en pleurs et on en a pour des heures) :

1. Nous lui avons acheté un grand tableau blanc en céramique que nous avons installé dans sa chambre (je le recommande à tout le monde… j’ai un peu grincé des dents quand mon mari me l’a proposé … car cet élément grossier venait quelque peu saboter ma déco si finement pensée… mais bon ! quand je vois maintenant ce qu’il nous apporte je ne regrette pas !!!)

2. A partir de n’importe quelle leçon (français, math, histoire, géo, anglais….), nous commençons toujours par le même rituel :
Théo prend son cahier contenant la leçon puis je lui demande de me lire la leçon comme si il était l’instit et que j’étais l’élève (c’est une façon de se remettre dans le bain – pour lui comme pour moi – mais avec une intention, pas passivement en lisant à toute allure afin qu’il termine le plus tôt possible, non, en procédant de la sorte, il a le souci d’être audible et compréhensible par moi et en plus il active sa mémoire auditive).

3. Ensuite je prends le cahier, il prend un feutre et va au tableau blanc.
Le but est de synthétiser la leçon en faisant une mind-map. Il est du coup rassurer car il ne se dit plus je dois apprendre 2 pages entières (ce qui le met au bord de l’évanouissement !) mais il se dit” désormais je dois mémoriser la carte“. Son approche est donc plus ouverte et plus “optimiste”, légère… Mais ce qui est formidable c’est qu’avec cet exercice, je lui apprends par la même occasion à synthétiser et extraire les idées essentielles…
Je prends donc la leçon, je lui demande de m’écrire au centre le thème de la leçon puis de repérer le nombre de chapitres ou le nombre de points constituant la leçon qui vont devenir autant de branches qui vont partir du centre.
Ensuite je lis la leçon et Théo doit repérer les mots clés et les inscrire petit à petit dans la carte… si jamais il me donne une phrase trop longue, je l’encourage à réduire, à réduire encore, et encore… jusqu’à obtenir les bons mots clés… avec cette méthode j’ai pu constater que Théo s’était nettement amélioré et désormais il a quasiment le même niveau de synthèse que le mien … ce qui est très encourageant et me rassure énormément par rapport à la perspective de l’entrée au collège.

Ainsi, peu à peu la carte mentale se dessine, il peut utiliser des feutres de couleurs, faire des dessins, je le laisse totalement libre … (il active ainsi sa mémoire visuelle).

Ensuite, une fois la carte terminée, je lui demande de me la lire et de faire des phrases pour chaque branche. Cela me permet de vérifier sa compréhension, et on peut ainsi revenir sur certains points de la leçon.

Je dois quand même vous préciser que je le valorise et l’encourage tout au long de cet exercice (renforcement positif – c’est miraculeux !!!!) et si il se trompe je ne dis pas “non, faux, tu t’es trompé !!! ou “tu vois tu ne sais pas !” mais “ce point, on le revoit ensemble après” ou “oui c’est presque ça, il manque une toute petite chose pour que ce soit top !” – je peux vous garantir que ça change tout pour lui… et pour moi !!! L’ambiance est beaucoup plus décontractée et on arrive toujours au bout… et les résultats sont là !

Une fois qu’il m’a commenté la carte, j’efface le contenu des branches et sous-branches (je laisse les cercles et par conséquent la structures de la leçon) et à lui de les compléter. Il est toujours ravi car ça a le goût du challenge !
Cela me permet de voir une dernière fois ce qui est su et ce qui doit être revu…

Dernière étape pour consolider la mémorisation, que je présente comme ‘l’ultime défi“, il doit tourner le dos au tableau, fermer les yeux dans un premier temps pour visualiser la carte mentale puis quand il se sent près me “réciter” la leçon (il a le droit de bouger, marcher, faire des gestes théâtraux) . Et là d’un seul coup… c’est magique ! Il connait la leçon, il a compris les liens, il y met du sens, il se sent acteur … et en plus il est fier de lui car il se rend compte qu’il peut y arriver et qu’en plus il a pris du plaisir !

Pour ceux et celles qui ne connaissent pas encore les cartes mentales… Stéphanie partage également ces exemples…

Et Florence Pâris , référente EIP 91, ces quelques là

A vos feutres…. A vous de jouer…

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5Commentaires

  • boum dit :

    Bonjour La fille, Bonjour tout le monde.
    Heureuse un dimanche d’avoir flâné du côté du cheval à rayures (grâce aux mails alertes) et d’y avoir retrouvé les mind map que j’ai utilisées pendant mes études.
    C’est d’ailleurs devenu la seule façon de retenir quelque chose pour moi. Je n’avais pas eu l’idée d’essayer avec petit zèbre de 11ans en difficulté avec les leçons à apprendre.

    Je me suis donc mise à l’œuvre, crayons, couleurs, et hop c’est parti. Pour l’instant c’est encore moi qui l’aide à les faire mais j’espère arriver bientôt à ce qu’il synthétise tout seul sa leçon sur la map. En attendant cela rend l’apprentissage bien plus facile, car on s’approprie les mots, les tirets, les items, les exemples. Un jeu d’enfant, créatif.
    J’adore ! et mon loulou râle moins devant la grammaire !
    Boum

  • LALOUANI FATIHA dit :

    Mille mercis pour votre site richement achalandé et merci aux visiteurs pour leurs témoignages.
    Fatiha
    Maman d’un garçon dyspraxique de 9 ans et demi

  • dilsah dit :

    MERCI MERCI MERCI!!!!!!! Je suis une maman de 4 enfants dont 2 eip je viens de me découvrir hpi après tant d’année de souffrance …. Et voilà enfin une méthode d’apprentissage intelligente ;) comme j’aurai voulu avoir cette méthode petite ! Bravo à vous maman sensible d’avoir ce temps …. Ma maman psy n’a pas eu cela pour moi mais il y a aussi plus de 20ans ….. je vais finir avec ça :J’aieu les larmes aux yeux en finissant de lire cet article !!! bisousss

  • Merci pour avoir rapporté ce témoignage très précis et sensible sur les bénéfices du mind mapping pour Théo. Denys.

  • sandrine dit :

    Super ce témoignage ! Ça donne vraiment envie !
    Les exemples sont très intéressants aussi, merci pour le partage !!

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