HPI, saut de classe et maturité

Quand je suis arrivée dans l’entreprise, il y a trois ans, j’ai bien accroché avec mon responsable et une super collaboration est née qui ne s’est pas démentie à ce jour. Je n’ai pas été surprise quand j’ai appris qu’un, puis deux de ses enfants avaient été bilantés HPI.

Quand une nouvelle chef de projet est arrivée, il y a deux mois, nous avons vite sympathisé, comme une évidence. Je n’ai pas été surprise quand j’ai appris que son ainé de 5 ans avait été bilanté HPI.

Quand un nouveau responsable est arrivé il y a 10 jours, j’ai commencé à être surprise d’apprendre qu’il avait refusé et le bilan et le saut de classe proposé pour sa fille.

Quand j’ai appris qu’un collaborateur de mes équipes avait sa fille, de l’âge de Zébrette, qui avait sauté deux classes, j’ai été un peu surprise aussi.

Je sais très bien comment sont construites les courbes et leurs étalonnages. Alors cette “prolifération” de HPI (non exhaustive dans mon entourage qui en compte de nombreux autres) m’interpelle.

Bien sûr.. deux enfants avec 2 sauts de classe dans une équipe de 5 personnes… ça fait beaucoup. Même si on élargit cela à l’ensemble de mes équipes, si on multiplie par 10 le nombre de “parents”, ça fait toujours beaucoup. Si on regarde vis à vis de l’agence ou de la région, on est loin malgré tout des statistiques officielles…

Je sais bien que l’échantillonnage aléatoire n’est pas du tout le même qu’un échantillonnage “autour de soi”, mais ça en fait du monde 🙂

J’ai eu aujourd’hui, l’occasion de discuter “pour ou contre le saut de classe“, “pour ou contre le bilan“, avec un papa qui a refusé le saut proposé par l’institutrice de sa fille et accepté par la maman. Le saut et le bilan..

J’ai intérieurement souri quand il m’a expliqué qu’il ne croyait pas sa fille HP, juste douée. Qu’il pensait que l’institutrice proposait un saut à la moindre occasion (ah.. si il savait!!).

Et on a parlé de la fameuse “maturité” de l’enfant….

Ce papa avait freiné une accélération de cycle (Zébrette ne manquerait ps de souligner l’oxymore) par la crainte du décalage qu’il provoquerait avec les autres enfants et des relations sociales plus difficiles qu’il pourrait provoquer.

Mon avis sur le sujet, c’est que les relations sociales sont compliquées par nature, pour certains de nos zèbres… peu importe la différence d’âge avec leurs camarades..

Mais… et c’est sur cette note d’optimisme que je voulais finir ce billet… il ne faut pas désespérer…

Zébrette dort chez une amie, sa-meilleure-amie-de-classe, oublie d’appeler à la maison et quand elle s’en rappelle c’est pour dire qu’au plus tard je viendrai la récupérer demain, au mieux ce sera 🙂
Elle a bravé des principes très importants pour elle (oser prendre un bus qui n’est pas le bus habituel et pour lequel sa carte est invalide).
Et surtout… elle n’a aucune crainte ou stress.. elle qui il y a deux ans à peine (voire l’an dernier) aurait peut-être renoncé au dernier moment…

Oui, il y a eu des périodes socialement difficile. Oui, il y en aura encore. Mais entre les deux, il y a des périodes de grâce, ou rien, vraiment rien, ne la distingue de ses camarades…

Et ça… je kiffe 🙂

 

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