Peut mieux faire

Avec un peu de retard, je partage l’article de Nous Vous Ils qui donne la parole à Emmanuelle Brunet présidente de l’ANPEIP, et à Sylviane Yzet, sa vice-présidente.

 

J’aime le rappel que dans ces associations, tous sont bénévoles ! Juste pour rappeler à chacun que les organisations d’événements pour les enfants.ados ou pour les familles ne sont pas un dû, mais du temps pris sur leur vie de famille, leurs profession, etc. Alors, un grand bravo à toutes ces personnes très investies et qui font avancer la compréhension de la précocité, à l’école et ailleurs!

L’occasion de revenir sur le fait que l’Education Nationale considère ces élèves comme “à besoins éducatifs particuliers”, au même titre que les enfants en situation de handicap. Cela ne veut pas dire que le haut potentiel intellectuel est un handicap ! Mais bien sûr, que pour une bonne part d’entre eux, les besoins éducatifs sont spécifiques.

Cependant, la prévalence des troubles Dys et Tdah (qui eux relèvent bien de la MDPH, maison départementale des personnes handicapées) est plus importante dans la population HPI que dans la population dans la norme. Aussi, l’association des deux n’est-elle pas surprenante. Comme le disait la principale du collège de Z en 6°, au sujet de la classe intégrée Ulis-Dys “les enfants sont intégrés dans les mêmes classes que celles qui accueillent les éléves EIP… logique.. ce sont souvent les mêmes!

L’article rappelle des notions bien connues des personnes concernées par le sujet, et j’aime beaucoup le passage :

Quels aménagements mettre en place en classe ?

S.Y. : Changer de regard, d’abord, est primordial. L’idée n’est plus de sanctionner, mais de prendre le temps de parler avec l’élève. Des pédagogies spécifiques peuvent ensuite être mises en place, comme les classes multi-niveaux, qui permet à chacun d’aller à son rythme, ou le travail en îlots, qui favorise l’entraide et la création d’un groupe avec un niveau plus “enrichi”.

Oui la bienveillance! Non pas que les enseignants en manquent pour la plupart. Mais le besoins de leurs élèves HP est considérable 🙂 . Un clin d ‘oeil, un bonjour personnalisé, un encouragement lors d’une évaluation, un trait d’humour et voilà une journée d’école gagnée!

Qui peut imaginer une enfant, première de sa classe dans toutes les matières, faire des nuits blanches la veille de chaque dictée ? Qui peut imaginer que la solution est aussi simple qu’un encouragement, un “je crois en toi et tu vas y arriver” de l’institutrice (alors même que la dictée n’est pas une difficulté pour l’enfant qui collectionne les 10/10) ?

Les bénévoles de l’ANPEIP vous parleront d’enrichissement et d’approfondissement. Je plussoie. Le saut de classe est bien souvent la moins mauvaise solution disponible, mais c’est faute des deux leviers précités!

Je me permets de citer également :

Quelques modules sont proposés dans le cadre des PAF,  mais en ce qui concerne la formation initiale (ndlr: des enseignants) , c’est le néant. Les rares conférences organisées dans les ESPE sont facultatives… Pourtant, en parler devrait être obligatoire ! 

Bien sûr que cela devrait être obligatoire! Sinon, seuls ceux déjà ouverts, intéressés par le sujet, “convaincus” s’y inscriront. Ceux qui ont déjà consacré quelques heures de leurs temps libre (si si … il parait qu’ils ne travaillent pas seulement 24h/semaine, 6 mois de l’année!) à s'(in)former sur le sujet…

La conclusion à Emmanuelle Brunet :

Le milieu scolaire est aujourd’hui davantage adapté, mais on peut largement mieux faire.

Alors, on retrousse nos manches, et on s’y (re)met! 🙂

Mais avant, on peut lire l’article

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