[Témoignage] Inspiration Frankenstein

redaction

 

5 septembre 2103

Je fus, à ce moment précis, comme dans un nuage qui volait au-dessus de mille pays, comme dans une bulle, je me mis à rêver. Une pensée venait de me traverser l’esprit, comme une flèche qui va droit à son but, cette pensée me retourna l’esprit. Je dormis mal  tellement cette idée m’excitait. Elle était tellement folle mais si réaliste. En me réveillant je pris la résolution de m’affairer à cette tâche   même s’il y avait quelques chances que je ne puisse l’achever.

6 septembre 2103

À l’aube, je me mis au travail. J’avais, comme seul assistant, un petit robot acheté pour une grande occasion, qui, maintenant, ne me servait plus qu’aux tâches ménagères. Je vivais seul, seulement avec mes animaux de compagnie. Je pouvais donc être solitaire et isolé, personne ne pouvait me déranger dans cette invention, personne, sauf moi-même. Je me mis donc à feuilleter tous les livres qui me semblaient en rapport avec ma future création.

9 septembre 2103

         Une fois assez documenté, je me mis à la recherche des matériaux, des objets et des technologies dont j’aurai besoin pour commencer mon œuvre.

20 septembre 2103

         Ce jour, je pus enfin commencer réellement mon ouvrage. Une fois débuté, je fus obsédé par mon objectif.

25 septembre 2103

         Je ne dormis presque plus et c’est à peine si je mangeai. Je voulais réussir, cela ne faisait que 20 jours que j’avais commencé à entreprendre ce travail, mais pour moi cela faisait déjà une éternité, cependant je m’épanouissais dans ma tâche et j’apprenais beaucoup de choses, et pourtant, je voulais accélérer, aller plus vite, cela pouvait nuire à mon travail mais qu’importait à l’époque, j’étais jeune, plein de ressources et impatient.

3 novembre 2103

         Cela faisait environs deux mois que je travaillai sans relâche. La fatigue commençait à se faire fortement ressentir. Des cernes apparaissaient sur mon visage et j’attrapai une maladie qui me cloua au lit pendant trois semaines.

17 novembre 2103

         À peine guéri de ma maladie, je me remis sans plus tarder à ma création, car cela m’insupportait de voir les aiguilles avancer dans ce cadran si connu, alors que j’étais comme une statue, inactif.

26 décembre 2103

         Ce fut pendant cette journée que mon invention fut achevée. Je l’admirais me demandant encore comment avais-je pu le faire mais elle était là, devant moi, cette machine. Il ne me restait plus qu’à la tester moi-même. J’allai donc dans un magasin pour acheter de quoi faire un clone de moi-même, car, depuis qu’un certain scientifique dont le nom m’échappe, avait réussi à cloner un être humain, des « kits » avaient été mis en vente dans beaucoup d’échoppes.  J’utilisai donc ce « kit » comme la documentation m’informait de l’utiliser. Il fallait attendre le lendemain avant que le clone soit prêt.

27 décembre 2103

         Ce jour-là, je fus particulièrement agité car je savais que les mois que j’avais passés, enfermé chez moi, pourraient soit se révéler prometteurs, soit ils auraient été une vrai perte de temps. Je commençai donc cette expérience sachant qu’il y avait un risque minime de mort. Je branchai  la machine et j’étendis le corps inerte du clone sur une table, puis, je connectai les électrodes à sa tête. Enfin je reliai les électrodes restantes à ma tête, je m’étendis de tout mon long sur une table parallèle à celle du clone, puis j’allumai la machine.

28 décembre 2103

         Je me réveillai là, comme d’un rêve, puis, essayant tant bien que mal  de me lever, j’observai la pièce, attentivement. Quelque chose n’allait pas, je ne savais pas quoi, mais quelque chose n’était pas à sa place. Je jetai un coup d’œil furtif sur la table où était précédemment allongé le clone, mais il n’y était plus. Il n’y avait plus une seule trace de lui. Avais-je réussi ? Mon expérience s’était-elle révélée un succès, ou un échec ? Je ne le  su pas tout de suite. Je recherchai donc une trace du clone et ce ne fut qu’au bout d’un quart d’heure environ, que je l’eu trouvé, là, dans ma chambre. Nous nous mîmes à parler ensemble :

« Bonjour, commença-t-il, je crois que nous avons réussi.

   -Oui, lui répondis-je aussitôt.

J’étais tellement éberlué que je ne pouvais plus bouger ne serait-ce que le petit doigt. Cela avait donc marché ! J’avais  donc réussi à sauvegarder dans un ordinateur et insérer dans un corps inanimé le cerveau humain d’une personne vivante, sans que celle-ci ne meurt ou ne subisse des séquelles ! À cet instant précis, j’étais comme une toupie enflammée. Je sentais tous les muscles de mon corps se contracter, mon cerveau était en ébullition, j’étais fou de joie, je voulais lui sauter au cou, mais je m’abstins de faire cette action aussi comique  qu’elle soit. Je lui proposai donc de s’asseoir pendant que je lui préparais une tasse de café. Je me mis à table, avec lui, et nous discutâmes ensemble pendant  une bonne heure :

-Vous êtes donc moi et je suis donc vous n’est-ce pas cher ami ? lui demandai-je.

-Si vous le voyez comme cela Sieur.

-Vous ne partagez pas la même opinion que moi ? dis-je étonné.

-Ce n’est pas pour la raison que vous m’avez donné votre esprit et votre intelligence que je les utilise exactement comme vous, le jugement dépend de la personne mais aussi de la situation. »

29 décembre 2103

         Nous avons conversé ensemble plutôt longtemps hier, j’ai appris un certain nombre de chose sur le cerveau en l’écoutant et en l’observant mais, je ne sais pour quelle raison, je fus un peu déçu de constater qu’il ne pensait et ne résonnait pas exactement comme moi ; il avait le même tempérament et le même caractère que moi, mais il ne pensait pas et ne réagissait pas exactement comme moi. Je pense que ce fait me troublait car je ne pouvais pas l’expliquer. Je pensais que tout cela venait du cerveau mais visiblement pas. Je me questionnai pendant plusieurs jours et je logeai mon presque double.

5 janvier 2104

         Après avoir mûrement réfléchi, je finis par trouver une explication :

Nous sommes tous différents et le cerveau ne fait pas tout, notre conscience, nos pensées, notre âme, tout cela fait que l’on ne se ressemble pas, il ne faut pas tenter de ressembler aux autres pour se faire apprécier, chacun est ce qu’il est et il ne faut pas changer ce fait.

Partage avec l’accord de Zébrette, 11 ans.

3 Comments

  • Merci pour elle… messages transmis!!

  • Très belle plume! Une super trame, l’envie de connaître la fin… et quelle fin! Un vrai plaisir de lire votre zebrette. Veuillez lui transmettre mon enthousiasme et mes encouragements à enrichir son talent, si elle en avait envie bien sur. Bisous

  • J’aime ! Elle a une très belle plume <3 Plein de bisous à elle.

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