L’échec scolaire

C’est un grand sujet que l’échec scolaire chez les enfants HP.

Un grand sujet de polémiques… Souvent sur les chiffres… Parfois sur le fond…

Les chiffres de l’Afep qui datent tout de même que quelques années (décennie) annoncent 30% d’échecs… ce qui fait monter au plafond nombre d’acteurs du monde HP.

(Claudia Jankech) L’émission 36 9 (Radio-télévision suisse romande, RTS) à propos des HPI m’a surpris : 2/3 seraient en échec ou en difficultés. Ce pourcentage de 66% m’a ébranlée et j’ai cherché à en comprendre l’origine. Parallèlement, nous avons eu l’occasion de lire les conclusions de la recherche de Gauvrit et Ramus attestant d’un taux d’échec de 1% au Brevet des collèges (France), pour les HPI.

Tout d’abord, il faut s’entendre sur ce qu’est l’échec scolaire !!

La sous-réalisation est-elle un échec? Avoir son bac est-il le seul critère (ou le BEP, CAP) ? L’orientation non choisie est-elle un meilleur critère? Avoir un examen après avoir redoublé ou galéré est-ce un échec ? Si ils sont en échec, est-ce parce qu’ils ont des troubles associés? Est-ce que les HPI homogènes et sans comorbidités peuvent être concernés? Dans quelle proportion ? Etre un élève moyen quand on est HPI est-ce un échec?

Je vous propose la lecture de l’article de Claudia Jankech que vous pouvez retrouver sur son site ou sur  la page Facebook “HPI : feuilles de route”. C’est par ici

 

(Claudia Jankech) Le biais d’échantillonnage est certain : tant la statistique de l’AFEP que mes enquêtes ou celle de Marc Bersier, concernent des HPI identifiés donc ayant consulté un psychologue. Cependant, l’évolution des difficultés à l’école met clairement en évidence que les HPI sans difficultés (100% bons/excellents) ne sont pas à l’abri de l’échec et que des enfants partis dans la vie avec un bagage intellectuel très supérieur peuvent échouer alors que rien ne permettait de le prédire. Cela ne doit pas cesser de nous inquiéter car, grandir et se voir chuter est une expérience très difficile à vivre. Pour tout un chacun, HPI ou pas. Il se trouve que nous ne pouvions pas le prévoir en les voyant démarrer leur carrière scolaire et que leur intelligence est un facteur qui pousse les établissements scolaires à ne pas intervenir. Sous prétexte qu’il est intelligent et réussit bien, l’enfant est laissé à lui-même.

L’article est très intéressant. Dans ses chiffres certainement, mais pas que 🙂

Je plussoie (si, si, du verbe plusoyer) les conclusions de Claudia Jankech. Je ne veux pas vous les mettre ici, mais je vous laisse les découvrir sur son article. Avec une différenciation fille-garçon que j’expérimente chaque jour (au travers des témoignages et des vécus de mes proches et du mien).

Et comme elle, je pense que:

(Claudia Jankech) Entendons-nous bien : l’intelligence n’est pas la cause du redoublement ! le problème est dans l’adéquation des cursus scolaires à des personnes qui développent une « inaptitude acquise » (Grubar), alors qu’ils sont très doués car ils sont trop longtemps sous-stimulés.

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