Le complexe de l’albatros

En ce jour de Noël, je partage avec vous les vers d’un poète qui m’accompagne depuis l’adolescence..

L’Albatros,


Souvent, pour s’amuser, les hommes d’équipage
Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,
Qui suivent, indolents compagnons de voyage,
Le navire glissant sur les gouffres amers.

A peine les ont-ils déposés sur les planches,
Que ces rois de l’azur, maladroits et honteux,
Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches
Comme des avirons traîner à côté d’eux.

Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule !
Lui, naguère si beau, qu’il est comique et laid !
L’un agace son bec avec un brûle-gueule,
L’autre mime, en boitant, l’infirme qui volait !

Le Poète est semblable au prince des nuées
Qui hante la tempête et se rit de l’archer ;
Exilé sur le sol au milieu des huées,
Ses ailes de géant l’empêchent de marcher.

Charles Baudelaire, Les Fleurs du Mal

Très souvent, les enfants (et adultes) à haut potentiel intellectuel sont comparés à des albatros. Tellement impressionnants, mais parfois tellement mal à l’aise. Comme si leur douance était un poids, un frein, un fardeau encombrant.

J’espère que ce documentaire permettra à tous, concernés ou pas, de mieux comprendre ce que peut être la douance.

Il y a du vrai dans cette image. La douance est un cadeau (ne dit-on pas “gifted” en anglais pour parler de ces enfants,). Mais un cadeau qui peut-être embarrassant, difficile à apprivoiser.

En cette période festive, il parait que les nouveaux comportements, font fleurir sur le Bon Coin ou ailleurs des annonces multiples revendant les cadeaux reçus et qui ne plaisent pas. Il serait tellement dommage de vouloir rendre celui de la douance, même si parfois, on pourrait être tentés…

Le reportage de Anne et Pierre Mathiote est également une douceur de Noël. Il retrace le parcours de Emma et de Swan (ndlr: une de leur fille), ainsi que le cheminement de leurs parents durant 7 années. Et sans trahir de suspense, c’est chouette de voir leur jolie évolution.

Le fait que ce soit des filles n’est pas anodin à mes yeux. Elles ont un rapport à la douance bien spécifique.

Comment une enfant “très limitée”, qui ne dépasserait pas le niveau 5° (selon son institutrice) peut se retrouver quelques années plus tard en licence de biologie avec 2 ans d’avance ?

Ce reportage montre aussi le manque de formation et de moyens des enseignants. Un enseignant qui envoie une enfant posant trop de questions au fond de la classe dans le coin bibliothèque, est un enseignant qui n’a pas d’autres outils à sa disposition ou à sa connaissance pour faire mieux.

J’ai beaucoup aimé : “Le CNED c’est simple, une leçon-dix exercices, du plus simple au plus compliqué“. J’ai souri avant même d’entendre la suite. Parce que je la devinais. Comme ceux qui sont confrontés à la douance le devinent aussi. Dix exercices c’est bien trop pour eux qui comprennent si vite.

Une technique consiste en partir du plus difficile et remonter vers le plus simple. Mais la technique employée par la maman, Anne, est aussi efficace (le premier, le cinquième et le dernier).

Des parents se reconnaitront aussi quand les institutions mettent en doute les résultats de l’élève en pensant que ce sont (au moins en partie) ceux des parents. Sans que cela ne nous soit directement arrivé, Zébrette a toujours jugé nécessaire de commencer ses lettres à la direction du collège par une phrase d’avertissement, précisant qu’elle était la seule auteure du texte.

Quant à la jeune Swan, 9 ans, au CNED, elle a pu organiser sa journée comme elle le voulait. “C’était plus (+) du loisir, pas du travail” (elle travaillait environ 2h par jour). Je reconnais là le rythme d’autres enfants HP qui ont suivi une scolarité à distance. J’imagine le sentiment de bonheur que cela doit procurer. Et la différence par rapport à l’ennui en classe.

J’ai toujours eu la crainte, méconnaissant le sujet, d’une réadaptation impossible au carcan scolaire. Tout en enviant la liberté de ces enfants. Des expériences de vie inoubliables (je parle de ceux pour qui le CNED n’est pas lié à un problème scolaire mais un choix de vie) et autrement plus enrichissantes que les bancs d’une école. Je pense à vous Maëlys, Liloo, Lilou, Gaïa, Tess, Swan et les autres….

Il n’y a pas de regrets à avoir. Je ne vois pas comment, au sein d’une institution scolaire, aussi formée et bienveillante soit-elle, on pourrait apporter à un élève l’attention concentrée d’un parent faisant la classe 2h par jour à son enfant. On pourra reparler aussi du rôle parent/enseignant quand celui-ci est cumulé… C’est un sujet qui m’intéresse bien!! Mais quand j’entends “c’était 2 heures de bonheur pour elle et pour moi aussi” ça me donnerait presque l’envie de revenir en arrière pour vivre ça 🙂 .

La remarque de la maman Anne qui ne voulant pas que sa fille prenne trop d’avance l’a “freinée… Ce n’était pas la bonne solution. Elle a recommencé à être rebelle, agressive” me fait penser à tous ceux qui nous disent que l’on “pousse” nos enfants alors que souvent on court derrière. Voir nos enfants avancer plus vite n’est pas une fierté parentale. C’est plutôt un souci. Car nous anticipons l’avenir. Combien de nuits et de jours à imaginer l’après-bac pour Zébrette ? Combien de jours et de nuits à me dire qu’elle pourra y trouver son bonheur intellectuel, mais qu’elle sera totalement perdue émotionnellement parlant ? Sa remarque récente “Maman, je vais faire comment.. je ne sais rien faire toute seule. Je n’ai que 13 ans, ça peut changer, mais c’est bientôt” n’est pas pour m’aider à trouver le sommeil et me rappelle pourquoi j’étais contre ce 3° saut. Et je ne parle pas du vide, du gouffre quand je l’imagine seule dans sa chambre d’étudiante alors qu’elle réclame encore ma présence bienveillante pour la rassurer à chaque révision, donc chaque soir? Mais je sais aussi qu’elle aurait décroché et se serait enfoncée dans la dépression sans ce saut. Alors non, ce n’est pas une fierté. Ce sont les autres qui projettent leurs fantasmes et le croient. Et si on pouvait justement les freiner sans les rendre malheureux, alors on choisirait cette option immédiatement.

Emma m’a touchée avec “Je ne sentais pas que je me sentais différente par rapport aux autres, je n’avais pas forcément de repère, mais en fait depuis toute petite j’avais quelques difficultés dans les relations avec mes amis, mais je m’étais dit que c’est normal, c’est comme ça”. Emma a quelques années de plus que la Zébrette, mais leurs paroles pourraient être communes.

On trouve ici résumé toute la problématique des filles HP. C’est normal, c’est comme ça. Là où un garçon s’insurge plus facilement, en exprimant par son comportement qu’il ne va pas bien, la fille intériorise et se suradapte, naturellement. Question de lourd héritage culturel plus sûrement que de biologie. “Personnellement je n’ai rien vu venir” dira la Papa de Swan.

Les problèmes d’endormissement d’Emma, ses angoisses, et les méthodes employées pour y pallier, cela résonne tellement en moi. Sa maman, qui raconte, a dû venir faire un tour à la maison. “On est dans cette démarche perpétuelle de chercher des solutions, mais il est difficile de changer un fonctionnement” .

Lorsque Swan revient en France et réintègre l’école, elle saute une classe (comme beaucoup d’enfants HP de ma connaissance qui ont suivi le Cned 🙂 ) mais l’infirmière scolaire alerte les parents. Tout se passe bien mais il “n’est pas normal qu’elle ait 17 de moyenne après un saut de classe”. Euh, alors là, pour le coup, c’est moi qui tombe des nues. Je pensais (et pense encore) normal de garder sa moyenne après un saut de classe. La “normalité“, quand on l’évalue à l’aune de son expérience a bien peu de valeur…

tIl est une autre idée reçue énoncée par la maman d’Emma quand des amis ou la psychologue évoquent la précocité pour cette jeune fille à qui tout réussi “ben non [ce n’est pas possible], les précoces ils sont en échec scolaire, ce n’est pas son cas”. Comment passer d’une réalité “certains précoces sont en échec scolaire et/ou en sous-réalisation” à une généralité “les précoces sont en échec scolaire” ? J’imagine avec une inquiétude rétroactive que cette ado aurait pu passer à travers le diagnostic et une bonne prise en charge, une bonne évolution, simplement à cause d’une idée reçue. Heureusement que ses parents étaient à l’écoute et ont dépassé cela. “(le bilan) ce n’est pas un aboutissement, c’est plutôt [qu’] il reste plein de choses à faire“. J’ai aimé entendre comment le diagnostic a été un soulagement pour les parents qui ont (enfin) compris pourquoi leur enfant n’arrivait pas à être comme les autres, et j’ai aimé entendre les ados exprimer comment cela leur a permis de s’accepter. Les parents s’expliquent à postériori tout ce qui s’est passé avant. Comme je l’ai fait avec Zébrette. Toutes ses différences, même pointées par mes amies, même pointées par des parents de famille nombreuse, même pointées par des parents-enseignants me paraissaient très normales. Après coup, on arrive à entendre que finalement ce n’était peut-être pas aussi courant.

“Une fois le diagnostic fait, […] on se bat en permanence […] pour qu’elle ait la chance d’être bien dans un système éducatif”

Voilà une des phrases clé du documentaire. Elle sera prononcée à différents moments par chacun des parents! Voilà le problème numéro un (quand problème il y a) que rencontrent les enfants HP. La douance est une chance, j’en suis convaincue. Mais trouver un système éducatif qui lui permette de s’exprimer et de la vivre sereinement, alors que ce sont des années clés dans le développement d’un enfant/ado, c’est une chose bien plus difficile. Ce n’est pas la douance le problème, mais son intégration (comme celle de beaucoup d’autres différences) dans un système normalisé et pas prêt à l’accueillir. Notre solution familiale fut de transformer notre fille en SEF. Sans École Fixe. Comme les parents du documentaire, toujours chercher comment faire qu’être EIP soit un atout.

Le harcèlement est aussi très présent, harcèlement causé par le rapport des autres à la douance. Écoutez bien ce passage…(vers 19 min). Il est hallucinant. D’autant que le harcèlement venait de sa meilleure amie. Que penser quand la réaction des adultes est seulement de conseiller “ben, ne traine pas avec eux”. Sans compter qu’ils placent insidieusement la victime en coupable. Le témoignages des deux jeunes filles est perturbant de maturité. Personne ne devrait prendre cela à la légère. Il amène des enfants au suicide et, sans l’intervention d’une professeure, c’est ce qui aurait pu arriver. Maintenant, je comprends les difficultés de “doser” le harcèlement (ça se dose?). Quand Zébrette elle-même minimisait les incidents, les mettait sur le compte de la coïncidence, de l’inattention, de la fortuité … A quel moment n’est-ce plus tout cela ? A quel moment doit-on lire entre les lignes, parler entre les mots ? A quel moment ne s’agit-il plus d’une querelle d’ado qui sera réglée demain? Les enfants (HP ou pas) sont très fort au jeu de cache-cache de leurs difficultés et les parents tiraillés entre un interventionnisme démesuré à la vue des peu d’indices et un laisser-faire coupable.

Le saut de classe, grand sujet, souvent le seul aménagement possible et/ou efficace (pas dans l’absolu bien entendu, mais dans la situation particulière de l’élève). Swan en fera deux coup sur coup (glissement CM2-6e et 5e-4e), Emma glissera de seconde en première. Mais pour cela, il faut que les parents aient de la ténacité et la chance (ne négligeons pas le facteur chance) pour que les lourdes portes des institutions s’ouvrent.

J’ai aimé le conseil de la psychologue après un premier saut de classe pour Swan “si vous voyez ses notes chuter brutalement, faites lui sauter une autre classe”. Ce fut pour elle salvateur!

On reproche souvent aux parents de considérer le HP comme un handicap (qu’il n’est bien évidemment pas) , mais que dire quand ce sont les professionnels de l’éducation nationale qui exigent une reconnaissance de la MDPH (maison départementale du handicap)? Une notification pour autoriser le saut de classe!!! Je ne l’avais jamais vu celle-là!!!! Comment peut-on méconnaitre le sujet à ce point? A moins que ce ne soit de la malhonnêteté intellectuelle? J’en ai rencontré quand on m’a affirmé qu’un glissement en cours d’année était impossible aux yeux de la loi. Oui, je sais, nous avons tous vécu des situations plus ou moins similaires, plus ou moins graves, mais à chaque fois qu’Ubu se joint à la partie, je reste surprise. Pour sourire car c’était il y a un lustre, un directeur de primaire m’a dit qu’il ne pouvait valider administrativement le 2° saut (alors qu’elle suivait depuis le jour de la rentrée le programme de la classe supérieure, le CM1) car …. en 6°.. elle n’aurait pas de ……….. seins !

Vous apprécierez sûrement le passage et les témoignages sur le collège-lycée Montalembert à Toulouse, qui a une filière EIP jusqu’en première. Les classes EIP sont un système qui a toujours rebuté Zébrette car “dans la vie on n’est pas toujours entre EIP et il faut s’y faire”. Je partage son opinion. Mais je la relativise aussi. Parfois, il y a des passages tellement compliqués dans la vie de nos adolescents, que cette “ghettoïsation” peut être un vrai répit qui leur permet de mieux repartir. Même si “il faut s’y faire“, on n’est peut-être pas autant armé pour cela à 10 ans qu’à 18 ans….

Et pour les parents dans le doute,il est rassurant de rappeler qu’ici comme souvent, l’entrée au lycée fut synonyme de soulagement et de beaucoup mieux. “c’était presque magique. Le changement. Entre la semaine où elle était en seconde, et la semaine suivante où elle était en première. Ça! ça vaut le coup d’être vécu! […] elle a eu accès à un autre monde!” (petit clin d’œil puisque Emma est dans un LEAP, lycée agricole privé, comme Zébrette)

La somatisation qui peut entrainer une phobie scolaire (qui n’est pas évoquée explicitement ici) est tellement fréquente qu’il ne faut pas la négliger. Bien sûr, “fréquente” n’est pas un terme scientifique. Bien sûr “fréquente” est relatif. Bien sûr, il existe des milliers d’enfants HP qui ne connaitront pas tout cela, et bien sûr des enfants non HP pourront être concernés. Ce n’est pas la douance en soi qui est la cause de tout cela, mais la méconnaissance de son fonctionnement (par soi et par les autres) et la difficulté de l’accueillir. Et quant à la phobie scolaire, stade ultime de la souffrance liée aux institutions, sans être une estimation scientifique, il est tout de même troublant de voir la proportion d’enfants HP au sein de l’Association contre la Phobie Scolaire, sans commune mesure avec les 2% d’EIP dans la population générale. (https://www.apsphobiescolaire.org/)

L’intégration … que dire de plus que “on l’a équipée d’un téléphone portable.. sauf qu’il ne sonnait jamais. C’est d’un triste, d’un bouleversant” ? Que dire quand la maman fond en larmes en prononçant ces mots, de la souffrance partagée qui est vécue au quotidien

La fulgurance .. parce que c’est tellement ce qu’il se passe à la maison “On ne comprend rien de ce que tu dis! […] On comprend dans une phrase un mot sur dix […] c’est déjà prédigéré dans sa tête , ce qui sort par la bouche n’a aucun intérêt, […] ça sort n’importe comment, dans n’importe quel sens parce qu’elle est déjà passée à autre chose”. On se sent moins seuls!

Les ascenseurs émotionnels. Ils sont décrits par les ados mais aussi par leurs parents. Le diagnostic leur a appris à comprendre et à accepter, ou à canaliser différemment. Mais c’est un sujet essentiel dans la vie d’une personne douée.

Les filles invisibles.. Avec tout le parcours parfois compliqué de Swan et ses parents, il ne leur est pas venu à l’idée que leurs autres filles, surtout l’ainée, pouvait être aussi HP “on n’a jamais eu de problème avec Tess, elle n’a pas fait de crise d’adolescence, elle était introvertie, tout roulait”. Et oui, parfois tout se passe bien. Surtout extérieurement. Surtout quand les enfants estiment que les parents “ont bien assez de souci” avec d’autres membres de la fratrie ou avec leur histoire personnelle. Les filles HP savent très bien se rendre invisibles ! “Pour Fantine (ndlr: la petite dernière de la fratrie) ce sera différent, […] on ne va pas se laisser faire“. Je rêve d’un monde où le HP ne soit pas une bataille !!!!

“Il faut vraiment avoir des parents courageux” sera la conclusion des ados. Je ne sais pas si c’est du courage, mais il faut des parents informés, attentifs, persévérants, sans aucun doute. Il faut pouvoir accueillir les tempêtes émotionnelles qui sont courantes, les aider à traverser les passages difficiles de la vie. Mais nous, parents de ces enfants extraordinaires ou pas, n’avons-nous pas scellé ce pacte implicite :

Je te promets que je serai toujours dans l’un de ces 3 endroits:

  • devant toi pour t’encourager
  • derrière toi pour t’aider
  • ou à côté de toi pour que tu ne marches pas seul

Élever un enfant est une chance. Élever un enfant HP est une chance formidable. Il reste parfois à ce que “les autres” ne nous compliquent pas la tâche. Et alors, l’expérience devient juste fabuleuse.

Joyeux Noël à tous !

–Un film de Pierre et Anne Mathiote




7 Comments

  • Bonsoir,
    Merci pour vos mots si justes et si réconfortants parce qu’ils nous montrent que nous ne sommes pas seuls dans nos questionnements… En pleine réflexion pour l’entrée future de notre fils THPI au collège (il est en CM1 actuellement), nous nous renseignons auprès d’un établissement reconnu comme HPI-friendly dans le département voisin : outre le “vous n’êtes pas dans le bon secteur, il existe des établissements dans votre département” (ce qui m’a été démenti par la référente EIP du secteur : notre fils ne sera jamais accepté dans une de ces filières puisqu’il n’a aucun trouble associé à son haut potentiel, juste un QI très élevé or ces filières sont ouvertes au HPI avec trouble associé) et “je ne prends que les enfants qui sont dans un état extrême de souffrance scolaire” (en gros, ne nous démenons pas pour que notre fils ait une scolarité presque épanouie, laissons-le sombrer et là nous aurons le droit d’être aidés…;), le chef d’établissement – précurseur dans l’académie pour la reconnaissance et la prise en charge des enfants HPI – a fini la discussion en ricanant “eh bien, demandez à la psychologue qui a testé votre fils de dire qu’il a un trouble associé comme cela son dossier sera valide…”
    Cela laisse songeur…

    • oui, cela laisse très songeur….
      En fait, je crois que l’EN ne connait pas les EIP, et essaie (c’est un premier pas) de faire qqchose pour les EIP en difficulté. Les autres n’ayant besoin de rien … c’est bien connu 🙁

  • Hello n…,
    Merci pour cette vidéo.
    Je l’ai envoyé à ma fillette pour qu’elle la regarde.
    Nous nous connaissons depuis 10 ans et je suis le parcours de ta fillette. J’ai quitté Facebook et le groupe que j’animais.
    Je serai contente d’avoir de tes nouvelles.
    Voici mon mail seons@yahoo.fr">oseons@yahoo.fr
    Bonne fin d’année à vous.
    Delphine haute savoie

    • Bonjour Miss.. Ton ainée A doit être bien grande à présent… Quant au petit…. 🙂

  • Merci pour cet article. Maman d’une ado IP, qui il y a quelque temps encore vomissait les jours de collège. Je me suis démenée seule ( séparée du papa qui pensait que c’était une gastro…et refuse de voir l’evidence) pris rv avec la principale et ses professeurs pour avoir leur ressenti.
    Je me suis sentie très seule . Vos écrits me confortent dans le fait que j’ai fait ce que j’avais à faire.

    • ouiiiii j’en suis certaine. Quand on prend fait et cause pour nos enfants, on va dans la bonne direction. Même si aux yeux d’autrui cela peut sembler too much. Peu importe!
      Comment ça va aujourd’hui ?

      • Elle semble aller mieux mais j’ai toujours mon signal d’alarme prêt à sonner au moindre mal de ventre ou de tête. Les vacances laissent un peu de répit.

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