Progresser ?

A la croisée des blogs

La Fille voudrait partager avec vous son blog du jour.

C’est bientôt la rentrée et cela angoisse nombre de parents (d’HP ou pas) et d’enfants ou d’adolescents. Alors celui-là lui semblait d’actualité 🙂

Comprenez vos difficultés, exploitez vos ressources, réalisez vos projets.

Les défis scolaires

Soyez attentifs ! Réfléchissez ! Mais comment se fait-il que vous ne compreniez pas !?

Sachez bien une chose : ce n’est pas parce que vous ne parvenez pas aujourd’hui à réaliser toutes ces opérations chaque fois que c’est nécessaire que vous n’en êtes pas capable.

Vous a-t-on d’ailleurs déjà expliqué simplement et concrètement comment il fallait s’y prendre pour “réfléchir”, “comprendre” ou même simplement “être attentif” ?

Prendre conscience des “gestes mentaux” (Antoine de la Garanderie) à accomplir pour réaliser ces différentes tâches scolaires va vous permettre d’améliorer de manière significative vos compétences en la matière.

L’article que la Fille a découvert s’appelle “Vous voulez progresser ? Et si ce n’était pas si simple…” qui relate l’expérience de Pierre, un brillant élève sérieux et travailleur, qui a obtenu son bac scientifique avec mention, a intégré une école d’ingénieur réputée… et qui rate son semestre malgré ses efforts et son assiduité.

 

Lorsque votre dossier a été accepté dans une école d’ingénieur plutôt sélective, que vous êtes sûr de votre projet professionnel, mais que vous êtes recalé à la plupart des UV dès la fin du premier semestre, alors la réponse est “oui” : vous avez absolument besoin de progresser pour réaliser votre projet…et donc être heureux.

C’était du moins l’avis de Pierre, que j’ai rencontré récemment :

“J’ai toujours eu de bons résultats jusqu’à présent : premier de ma classe en Terminale S, une mention au bac, des félicitations de la part de mes profs.

Je suis un élève sérieux.

Je travaille régulièrement. Je fais des fiches de révision. Je m’entraîne à refaire tous mes exercices avant l’examen, jusqu’à les maîtriser parfaitement.

Je travaille même en groupe. Et je suis souvent celui qui peut expliquer aux autres quand ils n’ont pas compris.

Depuis le dernier semestre, pour la première fois de ma vie, je suis en échec.

Mais je n’ai pas loupé une, deux, ni même trois UV. Je les ai toutes loupées. TOUTES.

Les profs sont convaincus que je ne travaille pas assez. Mes amis ne comprennent pas d’où vient le problème vu que je suis tout le temps à la bibliothèque en train de bosser. Et mes parents ne croient plus en moi.

Ils sont déçus, pensent que je n’ai pas “ce qu’il faut” pour réussir dans cette école.

Je suis pourtant super motivé. Je sais que je veux être ingénieur, mais j’en viens à penser que je n’ai tout simplement pas le niveau.

J’ai recommencé à m’y mettre à fond dès le début du second semestre.

J’ai fait tout ce que j’ai pu pour prouver à tout le monde et surtout à moi-même que j’avais fait le bon choix en venant ici.

Mes notes n’ont pourtant jamais été catastrophiques. J’ai toujours eu plus de 8 dans toutes les matières.

Mais cela n’a pas été suffisant pour avoir ne serait-ce qu’une seule UV.

Finalement, je me dis que je ne dois pas être assez intelligent pour ces études-là.

J’ai vraiment tout fait pour progresser et ça n’a pas marché…”

[…]

Mes premiers cours au début de l’année dernière portaient sur différentes techniques de travail : les Mind maps, la méthode fonctionnelle d’apprentissage de Tony Buzan, l’approche de La Garanderie pour mieux réfléchir, comprendre et mémoriser.

Evidemment, ces différentes démarches, pour être appréhendées, demandaient aux étudiants de se remettre fondamentalement en question.

Car même si l’on vous dit ici ou ailleurs que faire des Mind maps, il n’y a rien de plus facile, je trouve qu’il s’agit tout de même de s’accrocher et réfléchir pour que l’outil vous permette de réellement booster l’efficacité de votre méthode de travail.

Comme tout outil que l’on découvre, il faut un certain temps pour en maîtriser la technique et exploiter au mieux ses potentialités.

Une étudiante m’a ainsi un jour fait remarquer : “Madame, ok, c’est bien sympa tout ce que vous nous présentez, mais nous on n’a pas de temps à perdre. Moi ma méthode, elle est peut-être un peu bordélique, mais je sais qu’au moins je m’y retrouve et que je la maîtrise”.

Or, la première chose indispensable à accepter lorsque l’on a le projet de progresser, quel que soit le domaine, c’est de prendre des risques.

Vous allez vous aventurer sur un terrain que vous ne connaissez pas, que vous ne maîtrisez pas et qui (parce que c’est également une possibilité) ne vous conviendra peut-être pas au bout du compte.

Car si “progresser”, c’est “aller de l’avant”, la route n’est pas nécessairement tracée, ni tranquille. Vous pouvez souffrir des détours ou des retours en arrière, et parfois faire du surplace.

[…]

Première question. Ils écrivent tous exactement la même phrase au tableau : “oui, parce que la fonction est continue et dérivable par morceaux”.

Ils se reculent, très fiers d’avoir trouvé la réponse, et me regardent avec une pointe de défi dans les yeux.

Moi : “et ça veut dire quoi ?”

Eux (soupirant) : “mais c’est la bonne réponse madame”.

Évidemment, n’y connaissant rien en maths, ils pensent pouvoir me coincer.

Alors j’insiste : “d’accord, mais ça veut dire quoi ?”

Eux : “écoutez, tous les exercices de cette série commencent par la même question, le prof nous a dit que c’était ça la réponse, et nous on sait que si on met ça, on a les points”.

Ils avaient mémorisé sans comprendre (ce que nous faisons tous régulièrement pour “gagner du temps”;).

L’article peut être lu dans son intégralité là

La Fille s’en va découvrir les autres articles de ce blog…

Un Commentaire

  • Wow, j’avoue que le coup de “Mais c’est la bonne réponse, M’dame” me choque! Je n’ai jamais rien mémorisé sans comprendre, et je n’oserais jamais donner une réponse sans savoir pourquoi je la donne, et en plus en me plaignant qu’on me cherche les poux! C’est malheureux quand même …

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